27 novembre 2015
La lumière solaire reproduite par un luminaire
Par: Denis Bélanger
Comparaison entre l’éclairage de Sollum technologies et un halogène conventionnel avec la même intensité de 257 lux sur la surface éclairée.

Comparaison entre l’éclairage de Sollum technologies et un halogène conventionnel avec la même intensité de 257 lux sur la surface éclairée.

La lumière solaire reproduite par un luminaire

La lumière solaire reproduite par un luminaire

Gabriel Dupras de Mont-Saint-Hilaire et son partenaire François Roy-Moisan ont inventé une nouvelle façon de reproduire à 100% la lumière du soleil avec un luminaire.

Les deux hommes ont travaillé sur le même projet dans le cadre de leur baccalauréat en génie électrique à l’École de technologie supérieure. Après avoirs obtenus de bons résultats, ils ont poursuivi leurs efforts pour donner naissance à leur entreprise Sollum Technologies.

«Nous sommes deux gars qui ont tout le temps des idées qui nous viennent par la tête. Auparavant, nous avons étudié dans des domaines complètement différents, raconte Gabriel, 31 ans. François avait étudié en optique et moi en aérospatial.»

Distinction des couleurs

Gabriel Dupras explique que l’œil humain ne distingue pas toujours la bonne couleur lorsque l’espace intérieur est éclairé par une lumière artificielle. Il ajoute que c’est arrivé souvent qu’une personne achète un morceau de vêtement, mais constate à l’extérieur du magasin que des nuances de couleurs ont été mal perçues.

«Il faut parler de rendu de couleur. La lumière du jour (lumière naturelle) est la référence, on dit qu’elle offre un indice de rendu de couleur de 100. Les ampoules à incandescence, elles, ont un rendu de couleur d’environ 87, alors que celui des LED tourne autour de 80. Avec les LED, on sauve au niveau de la facture, mais le rendu de couleur n’est pas très naturel. La lumière bleutée des LED leur a longtemps porté préjudice… tout dépend de la façon dont elles sont contrôlées!»

Le produit Sollum est de plus ajustable. «Il est possible d’avoir un blanc très chaud, jusqu’à très froid, en passant par le neutre. Il est possible de faire moduler la lumière du jour (matin-midi-soir ou printemps-été-automne-hiver)», ajoute M. Dupras.

Les musées

Avec sa technologie, Sollum Technologies cible les expositions où il est nécessaire d’avoir la couleur réelle, comme c’est le cas dans les musées ou même dans le commerce au détail. «Côté muséal, n’ayant pas d’agent de dégradation dans notre lumière, nous avons freiné la détérioration des œuvres d’arts», ajoute Gabriel Dupras.

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