16 août 2019
La fin d’une époque
La fin d’une époque
Par: Denis Bélanger

Je tiens à revenir sur une nouvelle que nous avons diffusé la semaine dernière. Les événements survenus à Mont-Saint-Hilaire ont repoussé d’une semaine ma réflexion sur le sujet.

Je fais partie de ce groupe de gens qui adorent encore tenir une pochette DVD d’un film entre les mains. C’est avec une certaine tristesse que j’ai constaté dernièrement la fermeture du dernier club vidéo privé dans la région. Mais ce serait bête de ma part de dire que je suis surpris.

On pourrait dire que j’ai un côté traditionaliste. Je rejette certaines tendances actuelles au profit de celle d’antan. J’achète encore plein de films en version DVD, je lis le plus possible la version papier des journaux et je boude complètement le livre numérique. Mais pour ce qui est de la location des films physiques, j’ai abandonné ce navire il y a bien longtemps.

 

La dernière fois que j’ai loué des films dans un club vidéo remonte à juillet 2014. Je revenais de vacances de la Mauricie où nous avions entre autres visité le village de Saint-Élie-de-Caxton. Une visite guidée de l’endroit m’avait permis d’être charmée par l’univers enchanteur du conteur Fred Pellerin. Nous voulions ainsi regarder les deux films québécois, Babine et Esimésac, inspirés directement des contes de Pellerin. Les banques numériques auxquelles j’avais accès ne les avaient pas, mais le club vidéo l’avait.

 

La fois d’avant remontait à janvier 2013. À l’approche de la sortie sur le petit écran de la deuxième saison de 19-2, j’avais loué la première saison que j’avais ratée en grande partie à sa diffusion originale.

 

Depuis cinq ans, je fréquentais des clubs vidéo pour aller acheter des films neufs. Les SuperClub avaient un avantage, c’était souvent l’un des rares endroits où l’on pouvait se procurer des films après 17h le week-end. Nous sommes après tout à l’ère où le consommateur veut acheter ce qu’il veut au moment précis qu’il le veut.

 

Je fréquentais à quelques occasions le SuperClub Vidéotron de Mont-Saint-Hilaire pour ajouter à ma collection les nouveautés du jour. C’était l’endroit le plus près sur ma route. J’ai dû changer mes habitudes quand le commerce a cessé de vendre des films neufs. Non, je n’ai pas adopté l’achat en ligne, je vais juste au deuxième commerce le plus près.

 

J’ai amené mes enfants à quelques occasions dans un club vidéo pour acheter des films, mais je doute qu’il en conserve les mêmes souvenirs que moi j’ai eu enfant. Nous pouvions avec mes parents rester une heure sur place à parcourir les allées pour choisir des « vues ». Adolescent, je mettais autant de temps à décider quels jeux vidéo je voulais essayer pour le week-end. Hé oui, c’était une autre époque.

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