13 mai 2020
Écoles et commerces
La fermeture maintenue jusqu’au 25 mai dans la région
Par: Vincent Guilbault
La présidente Me Marie-Claude Duval et la directrice Julie La Rochelle, de la Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu, demandent au gouvernement de réévaluer l’ouverture des commerces dans la région. Photo François Larivière | L'Œil Régional ©

La présidente Me Marie-Claude Duval et la directrice Julie La Rochelle, de la Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu, demandent au gouvernement de réévaluer l’ouverture des commerces dans la région. Photo François Larivière | L'Œil Régional ©

Les entreprises exclues des services essen- tiels et les écoles situées sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Mont- réal (CMM) devront attendre jusqu’au 25 mai pour ouvrir leurs portes. Lundi, le premier ministre François Legault a aussi souligné que cette date pourrait être revue dans le cas des commerces et qu’elle pourrait même être repoussée en septembre dans le cas des écoles.

Publicité
Activer le son

Dans le reste de la province, les écoles ont accueilli leurs premiers élèves le lundi 11 mai, tandis que les commerçants non essentiels ont pu recommencer leurs activités le 4 mai dernier. Cette situation a d’ailleurs mis en colère plusieurs commerçants de la région qui se sont confiés à L’ŒIL la semaine dernière.
Le report de l’ouverture des commerces et des écoles pour toutes les municipalités de la CMM est justifié par un manque de marge de manœuvre dans les hôpitaux montréalais. Selon M. Legault, le nombre de lits disponibles est suffisant, mais c’est plutôt le nombre d’employés qui est insuffisant pour accueillir une importante vague de patients.
La CCIVR veut plus de flexibilité
La Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu (CCIVR) souligne que les commerçants d’une bonne partie de la Vallée-du-Richelieu se sentent totalement démunis face à la compétition des villes limitrophes à la région ne faisant pas partie de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).
L’ouverture retardée au 25 mai accentue encore davantage la différence entre les commerces d’ici et ceux de Saint-Hyacinthe, par exemple. « Nous comprenons qu’il est plus facile d’utiliser des segmentations déjà existantes pour procéder au déconfinement, mais nos réalités, dans la CMM, ne sont pas les mêmes d’un bout à l’autre du territoire. Il serait primordial de le prendre en considération et d’éviter d’affaiblir encore davantage une partie de l’économie de plusieurs villes et municipalités », mentionne la présidente de la CCIVR, Me Marie-Claude Duval.
L’organisme demande au gouvernement de mieux délimiter la zone chaude compre- nant Montréal et ses couronnes rapprochées afin de ne pas pénaliser injustement les commerces dans la couronne la plus éloignée de la CMM, soit sur le territoire de la Vallée-du-Richelieu.
L’organisme invite aussi les résidents de la Vallée-du-Richelieu à attendre l’ouverture des commerces locaux pour acheter leurs biens afin d’aider à la relance économique de la région.

Maintien des consignes
En entrevue lundi avec L’Œil Régional, le député Simon Jolin-Barrette dit avoir entendu le message des commerçants et de la CCIVR, mais que pour le moment, la population de la région doit se fier aux recommandations de la santé publique. « Beaucoup de commerçants nous ont contactés au bureau de circonscription, admet M. Jolin-Barrette. Je comprends la frustration et l’appel à l’aide des commer- çants. Ça ne fait plaisir à personne, moi le premier, que plusieurs commerces et entre- prises soient encore fermés dans la CMM. […] Je sais que c’est un moment difficile à
passer, qu’il y a des pertes de revenus, que c’est difficile économiquement. »
Même si la pandémie ne frappe pas équi- tablement les municipalités de la CMM, le député rappelle que la décision de retarder l’ouverture de la région est plus une question de présence de la population dans les hôpitaux. « On se fit à la recommandation [concernant la CMM] pour limiter la pandémie à Montréal et les environs. Différents scénarios ont été évalués et le meilleur, selon la Santé publique, c’est de limiter les mesures à la CMM. »
Le député se veut toutefois rassurant en soulignant que le plan de relance économique pour soutenir les entreprises annoncé par le gouvernement tiendra compte des entreprises qui ont souffert le plus.

image