6 décembre 2017
Deuxième production théâtrale des finissants du cégep
Là et la beauté de l’ordinaire
Par: Olivier Dénommée
Les finissants de l'école de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe ont, pour leur deuxième pièce de l'année, la lourde tâche de transmettre le côté ordinaire, mais authentique de la plume de Serge Boucher. 
Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les finissants de l'école de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe ont, pour leur deuxième pièce de l'année, la lourde tâche de transmettre le côté ordinaire, mais authentique de la plume de Serge Boucher. Photo François Larivière | Le Courrier ©

C'était la première fois que Philippe Lambert, notamment adjoint à la direction artistique au théâtre La Licorne, montait une pièce de Serge Boucher. Ayant lui-même travaillé dans un restaurant de région dans sa jeunesse, il a pu attester du côté très authentique de Là. 
Photo François Larivière | Le Courrier ©

C'était la première fois que Philippe Lambert, notamment adjoint à la direction artistique au théâtre La Licorne, montait une pièce de Serge Boucher. Ayant lui-même travaillé dans un restaurant de région dans sa jeunesse, il a pu attester du côté très authentique de Là. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Quand on parle de Serge Boucher, on pense spontanément aux séries télé qu’il a scénarisées, que ce soit Aveux, Apparences, Feux ou Olivier. Il a la même approche au théâtre, où il se plaît à dépeindre « l’ordinaire » dans toute sa splendeur. Le metteur en scène Philippe Lambert a donné comme défi à ses finissants de l’école de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe de rendre justice à cette approche pleine d’humanité dans , pièce que Boucher a écrite en 2006.

« Le défi est dans la vérité des situations, des rapports. Les humanités qui sont dépeintes par l’auteur sont criantes de vérité », souligne Philippe Lambert qui en est à sa deuxième mise en scène à Saint-Hyacinthe. Selon lui, c’est d’autant plus de travail pour son équipe qui doit recréer un environnement réaliste, truffé de choses « anodines, banales », tant dans les dialogues que dans la scénographie. Fait à noter, Là se passe dans un restaurant de région, à trois époques différentes : 1970, 1998, puis 2005 après que le lieu ait été détruit pour devenir une pharmacie.

Un party de Noël
La mise en scène de Là mise énormément sur l’horizontalité pour permettre différentes scènes de se produire simultanément. C’est notamment le cas lors d’une fête où plusieurs actions et dialogues s’entremêlent, au point où le public ne saura pas où donner de la tête. « Les scènes comme celles-là donnent l’impression qu’on est dans un party de Noël », souligne fièrement Philippe Lambert qui voit une belle authenticité dans le jeu de ses acteurs. Ce genre de scènes arrive très souvent, confirme-t-il, voyant cette approche comme un rappel que ce restaurant est un lieu de passage où les va-et-vient constants font partie de son ADN.
« Avec Serge Boucher, on est dans le petit monde, dans la vie ordinaire. On y présente des gens « ordinaires » dans le sens noble du terme. On ne vient pas voir des héros », insiste Philippe Lambert, qui promet un spectacle « pétillant et vivant » pouvant aisément plaire à « ceux qui n’aiment pas le théâtre ». Il croit que le public sortira énergisé d’une représentation de Là, une pièce débordante d’humanité qui ne manque pas d’humour.
La pièce est présentée du 7 au 14 décembre, à la salle Léon-Ringuet du Cégep de Saint-Hyacinthe. Les représentations débutent à 19 h du mardi au jeudi, à 20 h vendredi et samedi, à 16 h dimanche, et fait relâche lundi. Réservez vos billets (10 $, ou 5 $ pour les étudiants) au 450 773-6800, poste 2408.

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