22 novembre 2017
La double vie de Nicola Riopel
Par: Denis Bélanger

Nicola Riopel dans l'uniforme du Crunch.

Le gardien de but originaire de Belœil Nicola Riopel est aussi habile avec une calculatrice que sur la glace. Le cerbère membre des filiales du Lightning de Tampa Bay de la Ligue nationale de hockey (LNH) opère depuis trois ans sa propre agence de joueurs.

Riopel avait d’ailleurs négocié directement avec Julien Brisebois, directeur du Crunch de Syracuse, club-école du Lightning dans la Ligue américaine de hockey (LAH), lorsqu’il a signé son contrat de la LAH. «J’ai voulu commencer ma deuxième carrière avant de terminer ma première», ajoute le cerbère qui veut jouer au hockey jusqu’à 30 ans. Il en a présentement 28.

Nicola Riopel s’est lancé dans cette aventure avec l’avocat de Montréal Étienne Lafleur et le hockeyeur à la retraite depuis peu de Saint-Hyacinthe, David Laliberté. L’agence, qui porte présentement le nom des principaux partenaires et se dotera prochainement d’une nouvelle raison sociale, compte dans ses rangs 25 joueurs. «Nous avons 13 joueurs en Europe et une douzaine en Amérique du Nord. Nous représentons notamment Mika Cyr des Wildcats de Moncton, dans le junior, qui a été nommé sur l’équipe du circuit Gilles Courteau pour la série Canada-Russie 2017. Nous avons aussi Maxime Sauvé, un ancien choix des Bruins de Boston en 2008.»

L’agence n’est pas encore officiellement agréée par la LNH, mais ça ne devrait pas tarder selon le Belœillois. «Ça va s’en venir assez vite. Nous négocions déjà avec des équipes du circuit Gary Bettman.»

Toujours dans l’ECHL
Bien que les liens contractuels avec le Crunch remontent à la fin de la saison 2016, Riopel n’a toujours pas eu l’occasion de jouer un match officiel dans la LAH. Il figure comme cinquième gardien dans l’organigramme du Lightning. La saison dernière, il avait été habillé par le Crunch pour une dizaine de parties sans toutefois voir de l’action. Cette année, il a été rappelé pour une seule joute, sans recevoir de rondelles encore une fois.

Ces trois dernières années, il a dû se contenter de jouer des parties officielles dans le circuit inférieur de l’ECHL. Il a élu domicile dans trois villes différentes, soit Norfolk (Admirals) en 2015-2016, Kalamazoo (Wings) en 2016-2017 et Adirondack (Thunder) cette saison. Il faut savoir que les équipes de l’ECHL changent souvent les affiliations avec les clubs de la LAH. Riopel a néanmoins eu un petit cadeau en septembre en embarquant sur la glace durant une partie hors-concours du Lightning de Tampa Bay.

Nicola Riopel refuse toutefois de dépeindre l’ECHL comme un circuit peu reluisant comme plusieurs observateurs semblent le croire. Selon lui, les joueurs qui lèvent le nez sur le circuit le font pour des raisons autres que le calibre de la ligue. «Il ne faut pas se méprendre; l’ECHL est un bon circuit. Il y a plusieurs joueurs de cette ligue qui parviennent à atteindre la LNH.»

Un compatriote dans l’organisation
Nicola Riopel n’est plus le seul portier originaire de la Vallée-du-Richelieu appartenant à l’organisation de Tampa Bay. Le Lightning a obtenu par voie de transaction l’Hilairemontais Louis Domingue des Coyotes de l’Arizona en retour du vétéran gardien Michael Leighton et l’attaquant Tye McGinn. L’avenir de Domingue en Arizona n’était pas rose alors qu’il a été rétrogradé dans la Ligue américaine après avoir été ignoré au ballotage.

Riopel s’est dit heureux pour Domingue. «Nous avons joué ensemble dans le junior avec les Wildcats . À la suite de la transaction, j’ai envoyé un message texte à Louis lui disant qu’il pouvait me contacter s’il avait besoin de quoi que ce soit. La transaction ne change pas mon rang dans la hiérarchie de Tampa Bay.» n

 

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