4 novembre 2019
Abolition des élections scolaires
La CSP exige de participer à la commission parlementaire
Par: Sarah-Eve Charland

La présidente de la CSP, Hélène Roberge Photothèque | L’Œil Régional ©

La Commission scolaire des Patriotes (CSP) exige d’être invitée à la commission parlementaire sur le projet de loi 40 qui vise à abolir les élections scolaires pour former des centres de services.

L’abolition du palier scolaire, le seul paritaire au Québec, constitue une menace pour la démocratie, maintient la présidente de la CSP, Hélène Roberge, dans une lettre qui sera acheminée à la présidente de la commission de la Culture et l’Éducation, Lise Thériault.

Quelques jours plus tard, dans un communiqué, Mme Roberge dénonçait également un manque d’écoute et de considération du gouvernement à l’égard des régions. Une trentaine de groupes sont prévus en ce moment pour les consultations. Parmi eux, aucune commission scolaire membre de la Fédération des commissions scolaires du Québec ni aucun regroupement régional ne seraient convoqués, selon le communiqué.

« C’est totalement inadmissible. Les situations particulières de chaque territoire ne pourront pas être prises en compte par le ministre [Jean-François] Roberge et les parlementaires. Comment prétendre vouloir faire un changement de cette importance sans écouter toutes les parties concernées? Comme dans d’autres dossiers, le ministre de l’Éducation est convaincu d’avoir raison et il va de l’avant sans considérer l’avis des acteurs du milieu devant être ses partenaires. Un gouvernement des régions doit tenir compte de celles-ci », affirme Hélène Roberge.

Selon Mme Roberge, le projet de loi 40 aura des effets sur la représentativité des milieux et la légitimité des personnes élues. Le modèle de gestion décentralisée de la CSP fonctionne très bien et a fait ses preuves, assure-t-elle, en exposant la progression du taux de réussite.

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