2 février 2018
Une bonne année pour l'immobilier dans la région
La copropriété en vogue
Par: Karine Guillet
En général, le marché de la vente unifamiliale sourit davantage aux vendeurs. Les acheteurs ont toutefois plus de poids dans le marché des propriétés de plus de 500 000 $. 
Photo: Karine Guillet

En général, le marché de la vente unifamiliale sourit davantage aux vendeurs. Les acheteurs ont toutefois plus de poids dans le marché des propriétés de plus de 500 000 $. Photo: Karine Guillet

L’année 2017 aura été bonne pour les ventes immobilières, alors que la région a enregistré une croissance de 9 % des ventes depuis un an.

La région métropolitaine de Montréal a même connu son deuxième plus important total de ventes de son histoire, note la Fédération des Chambres immobilières du Québec (FCIQ).
Le secteur de la copropriété se distingue particulièrement. Après plusieurs années au ralenti, il a connu une croissance de 6 % des ventes l’an dernier pour la région de Belœil, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, McMasterville, Saint-Mathieu-de-Belœil et Saint-Basile-le-Grand. Alors que 179 propriétés ont trouvé preneur, le nombre d’inscriptions a diminué de 7 % dans la région. Le marché demeure toutefois nettement favorable aux acheteurs dans ce domaine, selon la FCIQ.
Belœil anticipe d’ailleurs qu’elle tirera 2 M$ en droits de mutation pour 2017, une augmentation par rapport à 2016, où les revenus totaux s’élevaient à 1,73 M$.

Prix peu changé
Malgré la hausse des ventes, le prix médian des copropriétés n’a fluctué à la hausse que de 1 %. C’est un peu plus que l’ensemble de la Rive-Sud, où le prix médian des copropriétés a reculé de 0,2 % l’an dernier, selon un rapport de Royal LePage.
La faible variation du prix de vente de la copropriété, malgré un regain dans ce secteur, est d’ailleurs une tendance observée à l’échelle de la province, note la firme spécialisée JLR dans son dernier rapport trimestriel sur le marché immobilier de 2017. «Étant donné́les dernières années plus difficiles dans ce secteur, un nombre important de copropriétéśs’étaient présentées sur le marché en début d’année, ce qui a permis d’absorber la plus forte demande sans avoir un impact majeur sur la hausse des prix», note l’étude.
Le secteur de la copropriété a d’ailleurs connu une forte hausse à Mont-Saint-Hilaire, avec une hausse de 40 % des ventes dans ce secteur, malgré une augmentation du délai de vente de 13 jours. À l’inverse, les ventes de condos ont chuté de 17 % à Belœil, alors qu’il fallait en moyenne attendre 113 jours pour vendre, 6 jours de moins qu’en 2016.

Unifamiliales
Du côté des résidences unifamiliales, la région a enregistré une croissance des ventes de 9 % depuis l’an dernier, alors que le nombre de maisons sur le marché a fondu de 15 %. Le délai moyen de vente s’est aussi raccourci de 16 jours. La diminution du délai de vente est particulièrement notable du côté de Mont-Saint-Hilaire, où il fallait en moyenne 33 jours de moins qu’en 2016 pour vendre.
Selon Royal LePage, les maisons à étage ont enregistré la plus grande croissance de leur prix sur la Rive-Sud, alors que le prix médian a grimpé de 8 %. Une croissance a également été observée dans le prix des maisons de la région, avec une augmentation de 7 % du prix médian pour se situer à 295 000 $. Un recul de 1 % du prix médian a toutefois été observé à Mont-Saint-Hilaire.

Perspectives
JLR note que la hausse du taux directeur à 1,25 % de la Banque du Canada, le 17 janvier, pourrait refroidir la saison forte du marché immobilier. Le rapport note toutefois que pour la région montréalaise, l’arrivée de milliers d’immigrants au cours des prochaines années pourrait stimuler la demande de logements.

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