13 novembre 2019
La commission scolaire veut trois nouvelles écoles
Par: Sarah-Eve Charland
La CSP veut remplacer les deux pavillons de l’école Notre-Dame, à Otterburn Park, par un seul bâtiment. Photo Robert Gosselin | L’Œil Régional ©

La CSP veut remplacer les deux pavillons de l’école Notre-Dame, à Otterburn Park, par un seul bâtiment. Photo Robert Gosselin | L’Œil Régional ©

La Commission scolaire des Patriotes (CSP) souhaite construire trois nouvelles écoles dans la région, dont une à Otterburn Park et deux dans le secteur Belœil/McMasterville/Saint-Mathieu-de-Belœil. Les demandes ont été envoyées en octobre auprès du ministère de l’Éducation.

Les changements dans la méthodologie pour les demandes d’ajout d’espace au niveau du ministère et la considération des développements résidentiels dans l’analyse des dossiers auraient changé la donne pour la CSP.
« Le Ministère a demandé à faire un inventaire des locaux dans chacune des écoles. Il a validé ça avec sa vision de ce que ça prend dans une école, notamment les locaux de service. Ça a modifié le nombre de classes manquantes. […] En plus, cette année, le Ministère nous a dit qu’il est ouvert à considérer les développements immobiliers dans la municipalité. Si une municipalité a beaucoup de développement, c’est clair qu’il y aura plus d’enfants », affirme la présidente de la CSP, Hélène Roberge.
Ce serait de cette façon que la CSP en est venue à la conclusion qu’il deviendra nécessaire de construire deux écoles dans le secteur Belœil/McMasterville/Saint-Mathieu-de-Belœil. La localisation des écoles n’est pas encore déterminée. La commission scolaire n’a pas voulu se prononcer dans quelle ville pourrait se réaliser ce projet advenant l’approbation du Ministère.
La mairesse de Belœil, Diane Lavoie, avait mentionné en séance du conseil qu’il était difficile de trouver un terrain, à la demande de la CSP, puisqu’on se retrouvait en fin de développement. Selon la CSP, il s’agissait de la responsabilité de la Ville de planifier un terrain pour une école lorsqu’elle approuvait le développement résidentiel.
« Il faut idéalement prévoir un terrain pour une école. Ça va nous faire plaisir de travailler de concert avec la Municipalité. On va toujours s’assurer que l’endroit où l’école sera localisée sera l’endroit qui répond le plus aux besoins des élèves. Je ne sais pas où Belœil en est dans sa démarche.
Quand il y a de nouveaux développements, il faut anticiper qu’on aura besoin d’un terrain pour une école. Le terrain n’est pas identifié. C’est certain que s’il y a plus d’enfants, ça prend une école », estime Mme Roberge. La mairesse a refusé de commenter ces propos.
À l’heure actuelle, le plan de répartition demeure le même. Les élèves du préscolaire du secteur entourant l’école au Cœur-des-Monts seront transférés vers l’école Saint-Mathieu afin de libérer des classes pour les autres niveaux.

Un remplacement à Otterburn Park
Selon la CSP, les travaux de réfection s’élèveraient à 25 M$ pour les deux pavillons, même si l’organisation a investi près de 2,5 M$ au cours des dernières années. Toutefois, ces travaux ne viendraient pas régler le déficit fonctionnel lié aux aménagements des bâtiments, ce qui comprend l’absence de gymnase à Notre-Dame 2, l’absence d’espaces support au gymnase et des étages non communicants. Les travaux qui amélioraient la fonctionnalité feraient passer la facture de 25 M$ à 31,2 M$, mentionne la CSP.
« Pour toutes les écoles, on a un plan de rénovation. Dans ce cas-ci, on profite d’une mesure qui existe au Ministère afin de demander à remplacer de vieilles écoles par une nouvelle école de façon à mieux répondre aux besoins des élèves. Pour avoir une école du 21e siècle, c’est une demande qui s’imposait », mentionne Mme Roberge.
La CSP prévoit donc la construction d’un nouveau bâtiment à l’emplacement de l’école Notre-Dame 1, située sur la rue Prince-Albert. « Une nouvelle construction permettrait de doter le milieu d’une école respectant les plus récents critères de conception en lien avec la pédagogie, l’aménagement d’un environnement sain, sécuritaire et stimulant pour les élèves ainsi que le côté évolutif et durable des actifs », souligne la porte-parole de la CSP, Marie-Michèle Blais.
La performance énergétique serait améliorée, entraînant des économies d’énergie chiffrées à environ 1,7 M$ sur 50 ans.
Une fois la nouvelle école construite, il est alors prévu de vendre le terrain où sied actuellement le bâtiment de l’école Notre-Dame 2, situé sur la rue Helen. Ce scénario est estimé à environ 24,3 M$.
La CSP attend la réponse pour l’ensemble des demandes d’ajout d’espace au printemps 2020. Si elle reçoit des réponses positives, elle estime qu’elle n’ouvrira pas les écoles avant la rentrée scolaire 2022. « Mais il y a beaucoup d’éléments qui font en sorte que c’est impossible de confirmer maintenant », assure la présidente de la CSP.

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