13 septembre 2017
Un volet pédagogique alternatif à l’école Le Rucher
La commission scolaire rejette l’idée d’une école dédiée
Par: Vincent Guilbault
On compte 32 écoles alternatives au Québec, dont cinq en Montérégie, mais aucune sur le territoire de la CSP. Photo: Archives

On compte 32 écoles alternatives au Québec, dont cinq en Montérégie, mais aucune sur le territoire de la CSP. Photo: Archives

Le projet d’une école dédiée à la pédagogie alternative n’a pas été retenu par la Commission scolaire de Patriotes (CSP). Toutefois, la CSP implantera un projet pédagogique alternatif au sein de l’école Le Rucher, à Sainte-Julie, en plus du programme régulier.

La CSP a pris cette décision après une analyse d’environ 500 avis et commentaires reçus lors d’une consultation publique menée en avril et en mai dernier. La CSP a tranché le 5 septembre dernier que le projet d’école alternative répondait aux besoins de certains parents d’élèves, mais que les conditions n’étaient pas réunies pour permettre la réalisation du projet d’une école. «Cette décision ne vient pas fermer ce dossier. Au contraire, nous entamons une nouvelle démarche afin de construire un projet pédagogique alternatif à l’image des élèves et des parents de la CSP», a déclaré Hélène Roberge, présidente de la CSP.

Un poste de direction adjointe à l’école Le Rucher sera créé pour aider dans la mise en place du volet. De plus, CSP s’assurera que ce projet pédagogique alternatif soit ouvert à l’ensemble des élèves du territoire de la CSP pour la rentrée 2018. Le transport scolaire sera toutefois offert uniquement aux élèves résidant dans le secteur de l’école Le Rucher. Les critères d’admission seront publiés sur le site Web de la CSP dès le début de février 2018.

Un pas en avant

Même si le projet prend une autre tournure, Audrée-Jade Carignan n’est pas déçu de la position de la CSP. Cette option est un grand pas en avant, souligne Mme Carignan, une des deux mamans à avoir relancé le projet d’une école alternative dans la région. «Je pense que l’intégration d’un volet particulier dans une école régulière, un volet soutenu par le conseil d’établissement et l’école, c’est un cheminement courant. Pour nous, c’est un grand pas en avant.»

En raison des particularités du concept des écoles alternatives, Mme Carigan affirme que l’idéal serait d’avoir un jour une école autonome et indépendante, avec sa propre direction et son propre programme pédagogique. Mais les autres écoles alternatives ont souvent commencé par un volet dans une école régulière.

Au moins, dit-elle, le projet va de l’avant avec certitude. «Il reste encore beaucoup de travail à faire, et de défis à relever par la direction et l’équipe-école, mais je sens une réelle ouverture.»

Elle rappelle aussi que le projet, mis en branle en 2015, en est actuellement à sa deuxième vie. «Nous avons repris celui d’un autre groupe de parents qui avait mis beaucoup d’effort sur le projet entre 2009 et 2013. Nous ne partions pas de zéro; le cœur du projet était déjà rédigé avec des professionnels de l’école alternative.»

Si elle se dit prête à collaborer, Mme Carigan souligne que le projet se trouve maintenant entre d’autres mains. Elle invite aussi les parents intéressés par ce nouveau volet à s’inscrire en grand nombre.

Bas de vignette: Audrée-Jade Carignan. Photo: Archives

Bas de vignette : On compte 32 écoles alternatives au Québec, dont cinq en Montérégie, mais aucune sur le territoire de la CSP. Photo: Archives

La pédagogie alternative

Les écoles alternatives sont des écoles publiques intégrées aux commissions scolaires du Québec. Leur pédagogie est centrée sur une démarche d’apprentissage personnelle de l’élève, dont elles visent le développement global. L’école alternative prône une approche participative, communautaire et humaniste dans laquelle chaque intervenant (équipe de direction, enseignants, parents) joue un rôle actif dans l’épanouissement de l’élève.

Tout en respectant les objectifs du programme de formation de l’école québécoise du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, l’école alternative offre un cadre éducatif visant à s’adapter aux besoins individuels des élèves. Un élève passera par exemple sept ans au primaire, mais sans distinction de niveau, afin de respecter son rythme d’apprentissage.

Source: Réseau des écoles publiques alternatives du Québec.

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