22 décembre 2017
Joyeux Noël enrhumé
Par: Vincent Guilbault
Vincent Guilbault

Vincent Guilbault

Bon voilà, Noël à nos portes. Je profiterai de cette espace pour vous souhaiter, chers lecteurs, un joyeux Noël et un bon temps des Fêtes.

Je vous avoue que je n’avais pas grand-chose à vous dire cette semaine à part mes vœux. J’ai donc pris la peine de revisiter mes dernières chroniques publiées dans le temps des Fêtes.
Lorsque j’ai commencé à rédiger, cette colonne il y a quelques années, je profitais de la dernière édition avant Noël pour parler de mon amour des fêtes. Je rappelais que j’avais toujours aimé l’hiver, enfant, mais que cette joie avait fondu lors de l’achat de ma première bagnole. Hiver ne rimait plus avec plaisir, mais avec pneus à crampons, fenêtres givrées et chaussées glissantes. Combien de fois ai-je du me ranger sur l’accotement pour dégivrer mon pare-brise parce que j’étais trop cassé pour m’acheter des essuie-glaces de qualité!
Avec des enfants, l’hiver devient plus tolérable; les joues rouges, le chocolat chaud, la construction des forts et la glissade me font plus sourire qu’avant.
Et il y a Noël. Noël, c’était un peu un sanctuaire dans mon hiver, un moment un peu magique qui suspend, le temps d’un court instant, ma haine du froid.
Avec des enfants, c’est le retour du père Noël, des lutins farceurs, des cadeaux et des repas trop copieux. Entre abondance et décadence, le Noël de luxe! On se rappellera en janvier qu’on n’avait pas vraiment les moyens de vivre notre trip! Mais bon, on s’en remet toujours.
Beaucoup de gens pensent que je déteste Noël. Je ne déteste pas. Mais au lendemain de l’Halloween, c’est un peu tôt. Et l’achat de cadeaux, c’est une plaie.
Étrangement, cette année, je crois que c’est le premier Noël que j’anticipe un peu moins. La fatigue. Le rhume qui ne me lâche pas. L’épuisement d’une année intense, surtout ici au boulot.
Je veux me garder la dernière édition de l’année, mercredi prochain, pour dresser un bilan de l’année 2017 et pour mes souhaits 2018. Mais l’année aura été drainante. Je peine à me remettre des élections. C’est quelque chose que de couvrir l’actualité d’une douzaine de municipalités et de dizaines de candidats qui vous sollicitent, avec une équipe de trois journalistes. Ça use l’esprit. Ça dort mal lorsque tu passes ta journée à marcher sur des œufs!
C’est l’année Trump, on y reviendra aussi. Ça épuise, chaque matin, de lire le journal et de juste haïr quelqu’un. Je haïssais Bush lorsque j’étais à l’université. J’étais loin du compte!
Bon, un joyeux Noël à tous. Merci de nous lire et de nous faire confiance chaque semaine!

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