15 juillet 2016
Jeux du Québec : une histoire inspirante
Par: Denis Bélanger
Tali Darsigny lors des Jeux du Québec de 2015 à Drummondville.

Tali Darsigny lors des Jeux du Québec de 2015 à Drummondville.

OPINION. Dimanche, les Jeux du Québec de Montréal commenceront. Des cris de joie, des sourires, de la fierté seront de la partie. Mais nous connaîtrons aussi l’envers de la médaille avec de la déception, des pleurs et des sentiments d’échecs. J’ai un message pour tous les jeunes qui vivront ces émotions plus négatives. Prenez connaissance de l’histoire de l’haltérophile Tali Darsigny et vous saurez immédiatement qu’il est effectivement possible de se relever à une terrible épreuve.

Tali est membre du Club La Machine Rouge de Saint-Hyacinthe. L’haltérophilie coule dans ses veines alors que ses parents ont pratiqué le sport. Elle a participé à trois Jeux du Québec pour la région de Richelieu-Yamaska. Ses performances dominantes aux Jeux de Drummondville lui ont valu l’honneur d’être nommée porte-drapeau de sa région aux cérémonies de fermeture.  En janvier dernier, elle a fait bonne figure aux mondiaux juniors avec une 8e place chez les 58 kg.

Il est facile de tomber dans les clichés et de croire que les athlètes d’épreuves de force n’ont aucune faiblesse. Ce l’est encore plus quand le récent parcours a été parsemé de succès. Mais chacun peut vivre son moment de tristesse.

Pour Tali Darsigny, les Jeux du Québec de Valleyfield en 2011 ont été un cauchemar. Une distraction aura eu raison de sa concentration et elle a raté ainsi ses trois essais à l’arraché. Résultats déchirants pour elle qui voulait entre autres engranger des points pour sa région. Le plus impressionnant encore est la façon dont j’ai appris cette histoire.

Non, je n’étais pas sur place il y a cinq ans. Ce ne sont pas non plus des entraîneurs ou des membres de la mission qui me l’ont racontée. C’est l’athlète elle-même qui me l’a dite. En fait, je ne suis pas le seul à avoir eu cette confidence de sa part. Tali Darsigny a raconté cette histoire lundi dernier devant tous les membres de la délégation de Montréal de Richelieu-Yamaska.

La jeune femme de 18 ans était très émotive quand elle a abordé les événements de 2011.  Ce n’est pas évident de raconter ses mauvais moments devant un large auditoire. Chapeau petite et merci au nom de tous les parents et les jeunes présents. On a besoin de ce genre d’inspiration. Bravo aussi aux gens de Richelieu-Yamaska d’avoir invité Tali à prendre la parole.

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