22 avril 2015
Jean-Guy Roy doit la vie à un ami
Par: Denis Bélanger
Jean-Guy Roy (à gauche) peut remercier le ciel que son entraîneur et ami, Vincent Laurendeau l'ait accompagné à Cuba.

Jean-Guy Roy (à gauche) peut remercier le ciel que son entraîneur et ami, Vincent Laurendeau l'ait accompagné à Cuba.

Jean-Guy Roy sera éternellement reconnaissant à l’endroit de son entraîneur et bon ami Vincent Laurendeau. N’eût été la vigilance de ce dernier, M. Roy aurait probablement succombé à la suite d’une hémorragie.

Accompagné de M. Laurendeau, Jean-Guy Roy s’est envolé pour Cuba le 29 mars pour subir une abdominoplastie, une intervention chirurgicale qui consiste à enlever un excès de peau et de graisse dans la partie moyenne ou inférieure de l’abdomen.

 

Rappelons que l’homme de 57 ans a perdu plus de 200 lb en 30 mois grâce entre autres aux précieux conseils de Vincent Laurendeau, masso-kinésithérapeute de Bien-être Express, qui a un pied à terre à l’Académie IMPAK MMA à Saint-Mathieu-de-Belœil.  

 

Jean-Guy Roy tenait à subir cette opération afin «de tourner la page». «L’excédent de poids a fait ses dommages sur la peau», avait-il confié en décembre à L’Œil Régional.

 

Une hémorragie

Selon ses dires, le quinquagénaire est passé à un cheveu de perdre la vie. «L’opération s’est bien déroulée. Mais on n’a pas pensé de me dire que je ne pouvais pas dormir sur le côté. Moi, je suis incapable de dormir sur le dos. Une bonne chance que Vincent s’est aperçu qu’il y avait du sang.»

 

Jean-Guy Roy a aussi eu quelques problèmes avec sa médication. «C’était très fort. J’ai perdu à un certain moment la carte et je ne reconnaissais même pas Vincent, poursuit-il.  Alors que je ne pouvais pas aller me promener, Vincent revenait souvent à la chambre d’hôtel pour voir si j’étais correct.»

 

M. Roy a été bien heureux de revenir au bercail vendredi. «J’étais content de poursuivre à nouveau mon plan alimentaire. À Cuba, j’ai dû manger des aliments plus gras et je ne les tolérais pas bien.»

 

Plein de projets

Jean-Guy Roy n’a pas l’intention de s’asseoir sur les lauriers et d’abandonner ses saines habitudes de vies. Il veut continuer l’entraînement et a plusieurs projets en tête.

 

«Je veux me refaire une silhouette. Je voudrais aussi faire éventuellement de la compétition. Évidemment, ça va prendre un certain temps, mais je suis certain de pouvoir y arriver.»

 

Pour sa part, Vincent Laurendeau promet qu’il continuera à amener «son élève» à pousser ses limites. «C’était décidé depuis un an que je l’accompagnerais à Cuba. Je suis content d’avoir été là. C’est une opération qui demande beaucoup plus d’énergie et de repos que nous pensions.»

 

Un déclic

En 30 mois, Jean-Guy Roy est passé de 486 à 209 lb. Il n’avait pas toujours fait de l’embonpoint. À la trentaine, il faisait osciller la balance à environ 147 lb. Il a pris une décision bénéfique pour ses poumons et la santé de ses enfants, mais qui aura eu des conséquences négatives sur son tour de taille. «Je fumais trois paquets de cigarettes par jour et j’ai arrêté pour ne pas empoisonner mes enfants. Pour compenser, je me suis tourné vers la nourriture.»

 

Plusieurs années plus tard, ses enfants lui ont lancé un message clair qui lui aura donné la motivation nécessaire de prendre les choses en mains. «Ils m’ont rappelé que j’étais plus petit quand ils étaient jeunes et que je jouais beaucoup avec eux, alors qu’à ce moment-là, je me déplaçais avec une canne. Mes fils m’ont dit qu’ils voulaient que leurs enfants aient la même image de moi qu’eux ont eu l’occasion d’avoir lorsqu’ils étaient petits. »

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