27 mai 2015
Jean-François Rivest, le chef d’orchestre pédagogue
Par: L'Oeil Régional
Le chef d'orchestre pédagogue Jean-François Rivest.

Le chef d'orchestre pédagogue Jean-François Rivest.

MUSIQUE. Mont-Saint-Hilaire compte parmi ses résidents l’un des chefs d’orchestre les plus réputés au Québec: Jean-François Rivest.

L’Hilairemontais d’adoption depuis 14 ans a dirigé des orchestres de partout au Canada, au Pérou, en Russie, au Mexique, aux États-Unis et un peu en Europe.

Le maestro originaire de Montréal a une feuille de route bien garnie. Le violoniste de formation a étudié au Conservatoire de Montréal et à la Juilliard School de New York.

Jean-François Rivest ne rêvait pas de devenir chef d’orchestre quand il était au violon dans les ensembles symphoniques. Le passage vers la direction s’est fait au Saguenay. Dans la vingtaine, le musicien quitte l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) pour s’installer à Chicoutimi pendant sept ans, durant lesquels il fonde un orchestre de chambre.

«Quand je suis allé là-bas, j’ai trouvé que les gens du Saguenay font confiance quand tu as le goût d’essayer de nouvelles affaires. Ça m’a permis de m’essayer comme chef alors que je n’avais aucune expérience», raconte-t-il.

De retour dans la métropole, les portes de l’Orchestre symphonique de Laval s’ouvrent à lui; il est nommé directeur artistique, en 1995.

Onze ans plus tard, il revient à l’OSM aux côtés de Kent Nagano à titre de chef en résidence jusqu’en 2009, année à laquelle il prend la tête du Centre d’arts d’Orford et de son festival international de musique.

Festival Orford

Énergique et verbomoteur, le chef d’orchestre quittera bientôt la direction artistique du Centre d’arts et du Festival Orford.

Jean-Francois Rivest souhaite se consacrer à d’autres projets et à ses fonctions de chef d’orchestre et de pédagogue. «Je considère que j’ai fait un cycle qui m’a permis de réaliser ce que je voulais. Je passe la balle à un autre pour un autre cycle avec plaisir», explique-t-il.

L’artiste présentera ainsi sa dernière mouture du Festival Orford, qui en sera à sa 64e édition. L’événement a lieu du 26 juin au 15 août et présente une soixantaine de concerts.

Le pédagogue

Le père de quatre enfants trouve aussi un plaisir, depuis les années 90, à enseigner la direction d’orchestre à l’Université de Montréal (UdM) au niveau maîtrise-doctorat, en plus de remplir les rôles de chef et de directeur artistique de l’Orchestre de l’UdM (OUM) qu’il ‘a fondé.

Pour l’enseignant, la principale qualité chez un chef d’orchestre est l’imagination. L’interprète doit teinter une symphonie avec ses propres variantes et couleurs.

Avoir le plus d’expérience possible représente aussi un atout pour diriger un orchestre, indique Jean-François Rivest. Ce qui peut sembler paradoxal alors qu’il forme lui-même de jeunes musiciens à la direction d’orchestre, avoue-t-il.

«Ce n’est pas nécessairement mauvais d’être jeune, dit-il. […] La jeunesse va contenir de la fébrilité, de l’énergie, de la communication qui sont souvent très appréciées du public d’aujourd’hui. Ce n’est pas grave d’être jeune et d’être chef.  Je pense qu’on prend de l’expérience et ça apporte d’autres dimensions.»

Jean-François Rivest se passionne pour les activités de plein air telles que le kayak, l’escalade et le trekking. Selon lui, la nature constitue une «inspiration vitale» pour les artistes.

 

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