30 août 2018
Jean-François Lisée démarre sa campagne à Mont-Saint-Hilaire
Par: Denis Bélanger

La vice-chef du PQ, Véronique Hivon.

Jean-François Lisée et Cédric G.-Ducharme. Photo: François Larivière

C’est dans la circonscription de Borduas, tombé aux mains de la Coalition avenir Québec (CAQ) il y a quatre ans, que le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a lancé sa campagne le 23 août à la suite du déclenchement officiel des élections générales.

De passage au quai municipal à Mont-Saint-Hilaire, M. Lisée veut envoyer le message que le PQ passe en mode offensif pour obtenir des gains dans des circonscriptions non représentées par un péquiste au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale. Il a reconnu avoir l’embarras du choix de circonscription pour tenir sa première sortie officielle de la campagne.

«Il y a quelque chose d’un peu emblématique avec Borduas. La victoire s’est jouée la dernière fois à moins de 100 voix. Sur le chemin de retrouver une majorité au parti, commencer par Borduas donnait un bon signal», a lancé le chef péquiste. La vice-cheffe Véronique Hivon, qui accompagne Jean-François Lisée tout le long de la campagne, a ajouté que Borduas était le comté des Patriotes.

Pendant son discours, Jean-François Lisée a surtout parlé d’enjeux et de propositions touchant l’ensemble du Québec. Il a toutefois réitéré la volonté du PQ de soutenir les médias locaux et régionaux. «On s’était battus pour que les médias locaux soient compensés d’une certaine manière pour la perte que leur causaient les libéraux en enlevant les avis publics. Vous allez voir, on va proposer des engagements pour le soutien du journalisme local, régional et national.»

Une dose d’énergie
L’un des plus heureux de voir Jean-François Lisée à Mont-Saint-Hilaire était son candidat dans Borduas, l’Hilairemontais Cédric Gagnon-Ducharme. Ce dernier est d’avis que cette visite a donné un souffle additionnel à sa campagne. «C’est aussi un mouvement de solidarité. Le PQ est une grande famille. Nous sommes en famille avec les Québécois. Aujourd’hui, on se tourne vers le comté des Patriotes, mais aussi le 450. C’est ça le message qu’on veut passer, que le 450 est un territoire qu’on veut reconquérir. Je suis de plus touché par le mouvement de solidarité démontré.»

M. G.-Ducharme était également content de la présence de plusieurs militants de son parti, dont celle de personnes ayant publiquement appuyé son adversaire à l’investiture péquiste le printemps dernier. «C’est un message de ralliement. Nous allons travailler ensemble pour reprendre Borduas. Avec la qualité des propositions qu’on met de l’avant et la qualité du programme, nous sommes sûrs de faire des gains. On sera présent et la CAQ n’a qu’à bien se ternir.»

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