30 mars 2017
Jacques Villermaire annonce son retour en politique
Par: Vincent Guilbault
Jacques Villemaire à l'annonce de son retrait de la vie politique en 2015.

Jacques Villemaire à l'annonce de son retrait de la vie politique en 2015.

SAINT-DENIS-SUR-RICHELIEU. Jacques Villermaire avait quitté la mairie en 2014 en raison d’un épuisement général de la politique après deux mandats. Mais une récente prise de conscience, un appui d’une partie de la population et l’importance de deux dossiers municipaux majeurs le poussent à retourner dans l’arène pour les élections municipales de novembre.

La perte de sa sœur a d’abord secoué M. Villemaire. «En 2016, ma sœur est pratiquement décédée mes bras. Ça m’a donné un choc, dit-il. J’ai pris le temps de voir mon médecin et j’ai eu regain d’énergie ensuite.»

Puis les gens l’ont approché pour un retour, affirme-t-il. «Les gens me connaissent dans la rue, la communauté d’affaires me parle. Ils me disent qu’il n’y a plus rien qui se passe. On a deux restos de fermés; ça manque d’énergie. Alors, j’ai pris du temps pour réfléchir. Ça fait environ deux semaines que ma décision est sûre.»

L’ancienne conseillère municipale Ginette Thibault avait repris le flambeau de M. Villemaire, après une victoire électorale en 2015. M. Villemaire l’avait publiquement appuyée. S’il décrit la mairesse comme une femme intelligente, M. Villemaire pense qu’elle aurait dû le consulter. «Elle était excessivement bien préparée [à la mairie], dit-il. Je la voyais-là longtemps. Je croyais bien être son mentor, d’une certaine façon. Moi, mon mentor, c’était [le maire de McMasterville] Gilles Plante. Lorsque je n’étais pas sûr, je l’appelais. Je m’attendais à la même chose d’elle, mais elle ne m’a jamais appelé pour un conseil.»

Deux dossiers

Un retour en politique motivé par l’ego, alors? Pas vraiment, répond le principal intéressé. Mais il espérait une certaine continuation dans certains dossiers. S’il ne dévoile pas sa plateforme électorale pour le moment, il souligne que deux dossiers seront prioritaires, dont celui du centre communautaire.

Rappelons que la Ville a acheté un terrain pour environ 300 000 $ sur le chemin des Patriotes, dans l’espoir d’y bâtir un centre communautaire intergénérationnel. Le projet a toutefois changé de forme et la municipalité entend demander une subvention pour finalement bâtir le centre derrière l’école. S’il ne critique pas le choix de l’emplacement, il pense que les élus devraient être plus agressifs dans leur demande d’une subvention auprès du Fonds Chantiers Canada-Québec, volet Fonds des petites collectivités.

Son deuxième cheval de bataille sera la rénovation de l’hôtel de ville, abrité dans l’ancien Magasin Vézina. Le bâtiment nécessite des travaux de rénovation évalués à plusieurs centaines de milliers de dollars. Selon M. Villemaire, l’ancien Magasin Vézina gagnerait à être converti en maison de la culture pour être éligible à des subventions du ministère de la Culture, permettant à la municipalité d’économiser beaucoup d’argent.

Comme la Ville ne compte plus utiliser le terrain acquis pour le centre communautaire, il propose de l’utiliser pour y déménager un modeste hôtel de ville de quelques bureaux.

L’administration en place n’en fait pas assez pour obtenir des montants des autres paliers de gouvernement, dit-il. «J’ai eu mal aux genoux à force de quêter de l’argent aux programmes, aux attachés politiques, aux ministères. Il faut pousser lorsque tu es maire», conclut-il.

Les élections municipales se tiendront le 5 novembre 2017 partout au Québec.

image