30 août 2017
Intrus sur la montagne: McGill durcit le ton
Par: Karine Guillet
McGill avait ajouté une nouvelle affiche expliquant la réglementation au printemps à ses entrées.  Photo : Karine Guillet

McGill avait ajouté une nouvelle affiche expliquant la réglementation au printemps à ses entrées. Photo : Karine Guillet

Après des années d’avertissements, la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill a décidé de sévir envers les randonneurs nocturnes sur le mont Saint-Hilaire. Pour la première fois, des randonneurs intrus qui s’étaient aventurés sur le terrain de l’université ont reçu des constats d’infraction.

Les patrouilleurs de la Réserve se sont promenés avec la patrouille à vélo de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPSL) pour aller à la rencontre des randonneurs nocturnes, le jeudi 17 août. Quatre randonneurs qui se trouvaient sur le sommet Dieppe ont ainsi reçu un constat d’infraction. La police a également distribué un billet à un randonneur nocturne qui se promenait en montagne avec son chien.

Selon Martin Duval, responsable des services et de la sécurité à la Réserve, McGill dépêche des patrouilleurs de soir sur son site depuis 1999. Malgré cela, la réserve expulse de sa propriété entre 200 et 300 personnes chaque année. «Par le passé, nous avons fait des patrouilles avec les patrouilleurs à vélo pour sensibiliser, mais ça a une limite», déplore-t-il.

La Ville de Mont-Saint-Hilaire a adopté en mars dernier une modification à son règlement sur la paix et le bon ordre concernant la présence sur un terrain privé. Selon cette nouvelle modification, il est désormais interdit pour toute personne de se trouver sur une propriété sans autorisation du propriétaire. Une infraction à ce règlement entraîne une amende de 100 $ plus les frais d’administration.

Pour M. Duval, cette nouvelle réglementation vient donner un outil supplémentaire à la Réserve pour faire respecter sa réglementation. En plus des randonneurs nocturnes, cette réglementation pourrait aussi s’appliquer aux campeurs et aux randonneurs qui amènent leur compagnon canin, malgré l’interdiction. Il précise que la réserve ne souhaite pas utiliser à outrance cette nouvelle réglementation, mais confirme que McGill a bien l’intention d’effecteur d’autres patrouilles avec les policiers.

Tannés des randonneurs imprudents

Les interventions d’assistance à des randonneurs coûtent des milliers de dollars chaque année. À l’automne 2015, des randonneurs imprudents qui s’étaient aventurés sur la portion interdite de la montagne avaient d’ailleurs nécessité l’intervention de l’hélicoptère de la Sûreté du Québec, qui avait coûté entre 2600 $ et 3000 $.

Fatiguée de payer pour les randonneurs imprudents, la municipalité avait amendé son règlement municipal l’été dernier, faisant passer l’amende pour les gens qui s’aventurent dans la zone interdite à la circulation du parc de la Falaise-de-Dieppe de 100 $ à 1000 $.

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