6 mars 2020
Huguette Vachon ouvre une « fenêtre » sur son intimité avec Riopelle
Par: Olivier Dénommée

Le fondateur de La Maison amérindienne André Michel (à gauche) est un ami de longue date de Jean-Paul Riopelle et Huguette Vachon. Photo gracieuseté

La couverture de Jean-Paul – Fenêtres intimes d’Huguette Vachon

Huguette Vachon a eu une relation privilégiée avec le célèbre peintre québécois Jean-Paul Riopelle, partageant son quotidien pendant les 16 dernières années de sa vie, de 1986 à 2002. Près de 18 ans plus tard, elle s’ouvre enfin sur son intimité dans le récit Jean-Paul – Fenêtres intimes, publié aux éditions Leméac. Et elle a choisi La Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire pour lancer son livre en présence de proches qui ont bien connu Riopelle.

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Huguette Vachon a reconnu que cela lui a pris longtemps pour « retrouver cette littérature », des mots qu’elle a écrits au fil des ans depuis sa première rencontre – son coup de foudre – avec celui qu’elle appelle simplement Jean-Paul. « Je tenais à laisser des traces et, comme j’ai été privilégiée de vivre avec lui pendant toutes ces années, je sentais que c’était mon devoir de le faire », soutient Huguette Vachon. Le récit Jean-Paul – Fenêtres intimes est donc un survol de ses souvenirs, ses notes et ses photos accumulés au fil des années, raconté avec précision comme si c’était hier.

En lisant Jean-Paul – Fenêtres intimes, on découvre le personnage de Riopelle, un homme « excessif et extravagant », mais aussi « sage et authentique » vu à travers les yeux de sa conjointe, qui nous ouvre une fenêtre sur leur intimité. « Ma rencontre avec Jean-Paul peut se comparer à un ouragan qui serait passé dans nos vies, chamboulant tout, et nous emportant au passage. D’un charisme foudroyant, d’une intensité hors du commun et d’une tendresse sauvage, il a su me ravir définitivement », écrit notamment l’auteure dans les premières pages de son récit, qui ne se veut pas biographique.

Huguette Vachon précise que non seulement elle n’a pas « amplifié » les histoires qu’elle relate dans son livre, mais elle a même « amoindri certaines choses », par pudeur. « Ça reste une indiscrétion et on plonge dans notre vie privée et intime. » L’auteure admet qu’elle a été épuisée en finissant l’écriture de son livre, mais s’est dite soulagée de constater que son récit paru en février a été plutôt bien accueilli jusqu’à présent.

Le livre est en librairie depuis quelques semaines, mais c’est ce dimanche qu’a lieu le lancement officiel de Jean-Paul – Fenêtres intimes. Huguette Vachon tenait à le faire à La Maison amérindienne. « Jean-Paul a toujours eu une relation particulière avec cet endroit et a fait des dons à La Maison amérindienne. Faire le lancement dans le Salon Riopelle, dans un contexte plus personnel avec les personnes qui ont connu Jean-Paul dans la région, j’y tenais. » D’autres petits lancements sont prévus ailleurs au Québec, tous dans des endroits qui étaient chers à Riopelle. « Il faut que ça ait un sens! C’est une des leçons que j’ai retenues de Jean-Paul », ajoute sa conjointe.

Ceux qui ont croisé le chemin de Jean-Paul Riopelle et qui ont été marqués par l’homme et son art sont attendus ce dimanche 8 mars, à compter de 14 h, à La Maison amérindienne.

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