10 juin 2016
Hugo Mousseau: mentor d’un jeune prodige du volant
Par: Denis Bélanger
Hugo Mousseau: mentor d’un jeune prodige du volant

Hugo Mousseau: mentor d’un jeune prodige du volant

Hugo Mousseau: mentor d’un jeune prodige du volant

Hugo Mousseau: mentor d’un jeune prodige du volant

Hugo Mousseau: mentor d’un jeune prodige du volant

Hugo Mousseau: mentor d’un jeune prodige du volant

La carrière d’Hugo Mousseau, un passionné du sport automobile originaire de Beloeil, a pris un virage important en 2008. Entraineur à SH Karting à l’époque, il a fait la connaissance d’un jeune pilote du nom de Lance Stroll. Les deux ne se sont pas lâchés depuis.

Stroll, qui aura 18 ans en octobre, est vu par plusieurs observateurs comme le prochain québécois à piloter éventuellement une monoplace sur le circuit de la Formule 1.

Talentueux, Lance Stroll avait attiré rapidement l’attention de Mousseau sur les pistes de SH Karting. «Trois choses m’avaient marqué: la première était qu’il était à l’époque très timide et gentil. Et sur la piste, il avait déjà l’aptitude de placer sa machine dans la bonne position. De plus, après quelques tours, il était extrêmement rapide», se souvient l’homme de 32 ans qui demeure en Suisse à Genève.

Le tandem s’est installé sur le vieux continent en 2010. Lance Stroll a commencé sur le circuit de karting. Ces dernières années, il a couru en séries F4 et F3. Le jeune pilote a aussi attiré l’attention des gros joueurs du sport automobile. Cette saison, il en est à sa première année avec le programme de développement de l’écurie de F1 Williams.  Il était membre de l’Académie Ferrari les deux années précédentes.

«L’encadrement est différent. À l’Académie, c’était une école et on donnait beaucoup de technique. Avec Williams, on passe au niveau universitaire», ajoute Hugo Mousseau.

Gérant personnel, Mousseau joue un véritable rôle de mentor pour Lance Stroll. Il est là pour s’assurer que son poulain ait une préparation adéquate. Il va même discuter avec lui dans le cockpit pour revoir certaines stratégies.

De son côté, le pilote reconnaît que le Beloeillois lui aura donné de précieux conseils sur tout le travail à l’extérieur de la piste. «Hugo m’a beaucoup appris la mentalité qu’il faut avoir pour être un athlète, confie Lance Stroll. Il m’a aussi montré comment gérer un programme et organiser les entraînements. Il m’a aussi enseigné la mentalité de travail.»

Du soccer à la F1    
Gamin, Hugo Mousseau aimait jouer avec les voitures. Il avait sa collection de bolides Hot Wheels et son père l’avait amené voir le Grand Prix du Canada. La vie aura voulu qu’il déménage à Candiac vers l’âge de 11 ans, avec son père. «Je jouais au soccer pour la Vallée du Richelieu et j’ai dû changer d’équipe pour m’aligner avec la Vallée du Saint-Laurent. Mais malheureusement, ça ne fonctionnait pas.»

Devant le fiasco du soccer, le père d’Hugo Mousseau a décidé d’amener son fils au circuit de karting de Saint-Charles-sur-Richelieu. «Je le remercie beaucoup d’avoir pris cette décision.»
Hugo a participé à plusieurs compétitions de karting. Puis, en vieillissant, il a décidé de prendre une orientation différente dans le sport automobile. «En compétition, il faut des budgets énormes. J’ai alors pris une décision pour vivre de ce sport d’une certaine manière. Je me suis ainsi tourné vers l’entraînement et j’ai même pris un cours au HEC», renchérit Hugo Mousseau qui a commencé à jouer le rôle d’entraîneur à SH Karting vers 2004.

Il admet qu’à ses débuts, il n’imaginait pas que sa passion l’amènerait où il est rendu aujourd’hui. «Ça faisait partie de mes rêves, mais je n’y croyais peut-être pas, poursuit-il. Quand on aime quelque chose, on ne se rend pas compte des efforts qu’on fait.»

Hugo Mousseau n’est pas doté d’une personnalité exubérante ni envahi par le besoin de faire de l’autopromotion. Il fait sa petite affaire et ne déteste pas rester dans l’ombre. Certains chroniqueurs automobiles ignoraient tout récemment qui était Hugo Mousseau. La carrière de Lance Stroll a été gérée dans cette optique ces dernières années. On l’a tenu loin des médias un certain temps pour ne pas lui mettre trop de pression. Aujourd’hui, le pilote accepte de rencontrer les médias.

Loin de la maison
Hugo Mousseau est souvent parti de la maison pour les courses automobiles. Mais ce père de deux jeunes enfants peut toutefois compter sur le grand soutien de sa femme. De plus, il admet aussi que le Québec lui manque. «J’adore le Québec et j’aime bien sa culture sympathique.»

Hugo Mousseau ne sait pas combien de temps encore il va continuer à parcourir les pistes européennes. Il laisse la réponse à la providence. Et qui sait? On le verra peut-être un jour dans les paddocks du circuit Gilles-Villeneuve.

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