12 décembre 2019 - 15:46
Belœil adopte un budget de 44,8 M$
Hausse de 0,85 % du compte de taxes
Par: Sarah-Eve Charland

La préfète de la MRC de la Vallée-du- Richelieu et mairesse de Beloeil, Diane Lavoie. Photothèque | L’Œil Régional ©

Le budget de la Ville de Belœil a augmenté de 2 286 600 $ pour atteindre 44 889 700 $ en 2020. Les propriétaires de maisons unifamiliales verront une augmentation de leur compte de taxes d’environ 26 $ au cours de la prochaine année.

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L’année 2018 avait été l’objet d’un record de constructions sur le territoire de Belœil. En plus de voir enfin les effets, le nouveau budget a été aussi marqué par le dépôt du nouveau rôle d’évaluation foncière, c’est-à-dire la mise à jour de la valeur des maisons de Belœillois. Le développement de la ville a permis d’aller chercher 1,4 M$ supplémentaires en revenus. La valeur foncière imposable a, quant à elle, augmenté de 9,39 %.

« On en voit le bénéfice, mais il faut répondre à des nouvelles demandes. […] On a fait des choix. Le budget est maintenant à 44,8 M$. C’est quand même un écart de 2,2 M$ et on va chercher dans les poches des citoyens seulement 524 200 $ en nouveaux revenus », affirme la mairesse de Belœil, Diane Lavoie.

La Ville a aussi constaté des revenus supplémentaires grâce au nouveau pacte fiscal gouvernemental, les revenus des activités de loisirs, le centre aquatique et les contributions gouvernementales à la dette.

Les dépenses ont augmenté notamment en raison de la hausse des quotes-parts envers différentes régies, de la rémunération, du paiement d’immobilisations en argent comptant, de l’indexation des contrats et de la bonification de services.

L’ensemble des quotes-parts a augmenté de 7,3 %. La quote-part du budget de la Régie intermunicipale de sécurité incendie de la Vallée-du-Richelieu a augmenté de 19,9 % à cause de l’acquisition d’immeubles, d’une décision du tribunal administratif du travail et de la fin de financement non récurrent. D’un autre côté, la Ville pourra aller récupérer 800 000 $ avec la vente d’un terrain à la Régie pour la construction d’une nouvelle caserne.

Compte de taxes

Tous les taux taxes sur la valeur foncière ont diminué afin de s’adapter au nouveau rôle d’évaluation foncière. Seules les taxes spéciales sur les ordures ménagères (+9,2 %) et l’environnement (+6,4 %) ont connu des augmentations. Pour une maison unifamiliale moyenne (315 000 $), le compte de taxes augmentera de 26 $ l’année prochaine pour atteindre 3059 $, soit une hausse de 0,85 %.

Deux budgets participatifs

La Ville de Belœil lancera deux processus de budget participatif. Le premier touchera l’aménagement d’un parc ado, une idée présentée par deux adolescentes cet automne. La Ville réfléchit actuellement à des emplacements potentiels, mais souhaite avant tout connaître la vision des jeunes par un processus consultatif. La Ville a réservé un budget de 150 000 $.

« On a trouvé l’idée tellement enrichissante et rafraîchissante parce que c’était deux jeunes ados qui prenaient le temps de venir nous parler. On a trouvé enfin quelque chose qui nous parlait. Ça fait longtemps qu’on veut avoir l’opinion des adolescents. On a intégré cette demande rapidement dans notre budget », souligne Mme Lavoie.

À l’heure actuelle, il est difficile de prévoir à quoi rassemblera un parc ado, mais les jeunes adolescentes avaient présenté des idées de mur d’escalade et des modules d’exercice.
Le deuxième budget participatif concernera la bibliothèque. Afin de prévenir une éventuelle baisse de l’utilisation, Belœil souhaite trouver des idées innovantes pour bonifier l’offre de service.

Gestion de la dette

La Ville a mis à jour sa politique de gestion de la dette à long terme qui avait d’abord été adoptée en 2012. Cette politique a pour objectif de déterminer les plafonds des ratios de la dette par le biais de quatre critères.

« On a revu nos ratios à la baisse pour être encore plus performants et pour mieux encadrer nos dépenses. On a réussi ça en bonifiant le service aux citoyens. […] Chaque fois qu’on fait un projet, on l’analysait tout le temps par rapport à ces quatre critères. On travaille sur une planification stratégique sur 10 ans. Les projets sont établis avec ces critères. […] On fait des choix pour avoir une gestion plus équilibrée », maintient la mairesse.

Les critères font référence à la proportion de la dette par rapport à certains indices. Par exemple, la dette ne peut plus dépasser un pourcentage de 15 % du montant du budget total, alors que la limite était fixée à 18 % de 2012 à 2018. Dans ce nouveau budget, la dette représente 14,7 % du budget total.

« On a une petite marge de manœuvre. […] Ce ne sont pas des critères si faciles à respecter. Quand on parle de projets, on parle de projets à coup de millions de dollars qui ont un impact sur le compte de taxes », souligne-t-elle.

Parmi les investissements qui auront un impact sur la dette, on retrouve la construction du carrefour giratoire dans le secteur industriel, la stabilisation des berges, la réhabilitation et la réfection de diverses rues.

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