14 novembre 2017
Guillaume Brisebois poursuit son apprentissage
Par: Denis Bélanger

Guillaume Brisebois dans l’uniforme des Comets d’Utica. Photo : Lindsay A. Mogle / Utica Comets

Le défenseur de Mont-Saint-Hilaire, Guillaume Brisebois, estime s’être bien adapté au style de jeu de la Ligue américaine de hockey (LAH) avec les Comets d’Utica, le club-école des Canucks de Vancouver de la Ligue nationale de hockey (LNH).

L’arrière a disputé jusqu’à maintenant dix parties et récolté un but. Il a été laissé de côté pour deux parties, alors que le personnel d’entraîneurs assure une rotation des défenseurs. «Évidemment, ce n’est pas le même calibre de jeu que le junior. La différence entre les deux se situe notamment au plan physique. Je dois d’ailleurs continuer à m’améliorer sur mon jeu physique, dit le choix de troisième tour des Canucks en 2015. C’est excitant de jouer au hockey professionnel, mais je suis là pour me rendre au but ultime, la Ligue nationale.»

Guillaume Brisebois et ses coéquipiers ont entamé la saison avec une fiche de 5-4-0-1, le deuxième meilleur rendement de l’histoire de l’équipe après dix parties. «Nous sommes une équipe qui travaille très fort. Nous avons des vétérans qui aident les jeunes. Nous comptons sur d’anciens de la LNH comme Michael Chaput et Reid Boucher. C’est vraiment une très belle organisation.»

Les Comets sont dirigés par Trent Cull, un ancien hockeyeur ayant joué tout près de 500 parties dans la LAH, qui en est à sa première année à la barre de l’équipe. Cull a pris la relève de Travis Green qui a été promu entraineur-chef des Canucks. «C’est un entraineur très intense qui souhaite le meilleur de ses joueurs et qui sait justement en sortir le meilleur d’eux. C’est un très bon entraineur», avance l’Hilairemontais.

Pour sa part, Trent Cull reconnait plusieurs belles qualités à son défenseur recru. «Guillaume est un excellent patineur qui fait une première passe franche. C’est toujours une marche plus élevée vers la LAH, mais il a été un solide défenseur capable de contribuer au succès de l’équipe. À l’instar de tous les jeunes joueurs dans cette ligue, il deviendra plus confiant et constant dans son jeu. Je pense que grâce aux répétitions en pratique et à plusieurs parties, Guillaume sera préparé pour faire le saut dans la LNH quand le temps sera venu.»

Petite, mais charmante
Utica est une localité d’un peu plus de 60 000 habitants située dans l’État de New York et à environ  4h30 de route en voiture de Mont-Saint-Hilaire. La ville abrite les Comets depuis la saison 2013-2014. Utica a également été le domicile du club-école des Devils du New Jersey dans les années 1980 et 1990. «C’est plus petit comme ville que d’autres endroits. Mais c’est une très belle ville de hockey, je n’ai pas à me plaindre.»
Guillaume Brisebois en est à sa première année d’une entente de trois ans avec l’organisation des Canucks, laquelle viendra à échéance au terme de la saison 2019-2020. Si les règles du jeu permettent à Brisebois de faire le saut avec le grand club dans la LNH, l’inverse est aussi vrai. Il n’est pas à l’abri d’une rétrogradation dans la moins reluisante ECHL avec les Wings de Kalamazoo au Michigan.

Devant un public québécois
Guillaume Brisebois et ses coéquipiers disputeront mercredi leur première partie de la saison à Laval contre le Rocket, le club-école du Canadien de Montréal. Brisebois reconnait que la rencontre aura une saveur particulière alors que plusieurs de ses proches auront une occasion en or de le voir jouer en direct.
Le défenseur refuse toutefois de trop s’emballer. «Pour moi, cela va demeurer un match comme les autres.» Brisebois aura l’occasion de revenir dans la Belle Province à la fin du mois alors que les Comets rendront de nouveau visite au Rocket pour un programme double les 24 et 25 novembre. n

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