24 juillet 2019
Le défenseur veut gagner sa place dans la Ligue nationale de hockey
Guillaume Brisebois met la barre haute
Par: Denis Bélanger
Guillaume Brisebois en est à sa dernière année de son entente de trois ans.
Photo Derek Cain | Vancouver Canucks

Guillaume Brisebois en est à sa dernière année de son entente de trois ans. Photo Derek Cain | Vancouver Canucks

Le défenseur originaire de Mont-Saint-Hilaire Guillaume Brisebois a goûté cette saison à la Ligue nationale de hockey (LNH) en jouant huit parties dans l’uniforme des Canucks de Vancouver. Une expérience qui motive l’arrière de 22 ans à tout faire pour jouer dans le Circuit Bettman dès le premier match régulier du calendrier.

« Ça a été incroyable comme expérience de passer une semaine à Vancouver et de faire la pratique avec les vétérans. J’ai essayé d’en profiter le plus possible. Ça m’a un peu botté les fesses dans le sens où je sais que c’est vraiment dans cette ligue que je veux jouer », raconte Brisebois, qui passera l’été à Mont-Saint-Hilaire.
S’apprêtant à disputer sa troisième saison chez les professionnels, Brisebois n’aura pas cette fois à participer au camp des recrues. Il ira directement au camp officiel des Canucks de Vancouver à la mi-septembre. Durant la saison morte, il travaillera notamment sur sa force physique, un point qui lui a été suggéré en fin de saison par le pilote des Canucks, Travis Green.
« Il m’a dit que ça a été une très belle année dans la Ligue américaine et que j’ai été récompensé avec des matchs de la LNH, raconte-t-il. Il m’a aussi dit d’arriver prêt au camp pour que je puisse me tailler une place dans l’équipe. C’est un coach demandant, mais qui donne aussi beaucoup à ses joueurs. »
Il y a toutefois beaucoup de candidats pour les six postes de défenseurs réguliers. Les Canucks ont ajouté cet été Tyler Myers et Jordie Benn et comptaient déjà dans leurs rangs des vétérans comme Alex Edler et Christopher Tanev. On retrouvera également plusieurs recrues à la ligne bleue, dont possiblement le premier choix de l’équipe de l’an dernier, Quinn Hughes.
« Si je regarde le nombre de joueurs qui sont là et que je m’attarde seulement à ce point, je ne me taillerai pas de poste. Mais je vois plutôt cela de bel augure. C’est un beau challenge que de faire ma place, qui ne me sera pas donnée. Je vais arriver préparé pour bien faire sur la glace. »
Guillaume Brisebois entamera aussi la dernière année de son contrat avec les Canucks, mais c’est un sujet auquel il ne pense pas vraiment puisqu’il préfère se concentrer d’abord sur son jeu.

Une année mouvementée
Le choix de troisième tour (66e au total) des Canucks en 2015 a connu une saison 2018-2019 assez mouvementée. Moins d’un mois après avoir commencé la campagne dans la Ligue américaine de hockey (LAH) avec le club-école de Vancouver, les Comets d’Utica (État de New York), Brisebois a été rappelé par le grand club à la fin octobre à la suite de blessures. Il n’a toutefois pas eu l’occasion d’enfiler les patins pour une partie avant d’être retourné dans les mineures.
« Je ne me faisais pas d’attentes, comme je l’ai fait pour l’année au complet. Ça a été une belle expérience, mon premier appel pour monter dans le grand club. Je demeurais positif à l’idée que mon premier match viendrait à un moment donné. Et ça ne me décourageait pas de retourner avec les Comets. Moi, j’aime jouer au hockey et je souhaite m’améliorer et aider l’équipe. »
Le moment qu’il attendait est arrivé à la Saint-Valentin alors que les Canucks l’ont inséré dans la formation pour affronter les Kings de Los Angeles. « Ça avait été quelque chose de rentrer seul sur la glace pour patiner. Mon premier shift aussi avait été spécial. »
Après deux matchs dans la LNH, Guillaume Brisebois a retrouvé ses coéquipiers des Comets avant d’être rappelé une fois de plus par la formation de la Colombie-Britannique. Il est resté dans le circuit Bettman pour le reste de la saison, mais il a raté la dernière rencontre. « Je pense que ça a bien été dans l’ensemble. C’était mes premiers matchs dans la LNH. Je ne voulais pas faire d’erreur et j’essayais de faire de mon mieux. Je voulais donner confiance aux entraîneurs pour qu’ils me fassent jouer. »
En huit parties avec les Canucks, Guillaume Brisebois n’a pas récolté de points et a eu un différentiel de -4. Avec les Comets, il a récolté 11 points en 49 parties et a maintenu un différentiel de +4.

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