29 octobre 2015
Guillaume Brisebois a savouré son séjour à Vancouver
Par: Denis Bélanger
Guillaume Brisebois

Guillaume Brisebois

Guillaume Brisebois s’était amené en septembre au camp des recrues des Canucks de Vancouver avec une bonne dose de confiance, tout en étant réaliste. Il savait fort bien que les probabilités d’être renvoyé dans le junior étaient grandes et il a ainsi voulu tirer le maximum de cette expérience.

 «Je me suis amusé tout en donnant mon 100%. Ça a été incroyable comme expérience et nous étions bien traités», raconte le jeune homme de 18 ans qui a été repêché par Vancouver au 3e tour lors du dernier encan de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Pour percer un jour les rangs professionnels, le capitaine du Titan d’Acadie-Bathurst de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHMQ) sait qu’il doit continuer à se développer physiquement et ainsi prendre du coffre. «On m’a aussi dit que l’équipe voulait que je joue comme Chris Tanev (des Canucks), qui joue de façon responsable avec la rondelle.»

Une belle rencontre

Brisebois n’a pas eu l’occasion de jouer de parties hors-concours. Mais il a été des duels intra-équipes et a ainsi côtoyé quelques joueurs établis. Devinez quel vétéran lui a réservé un bel accueil? L’attaquant québécois Alexandre Burrows.

«Alex est venu me voir et m’a mis en confiance. Il fait preuve d’un grand professionnalisme et c’est un gars de première classe. Ce gentilhomme m’a fait sentir qu’on avait le même âge (Burrows en à 34).»

Ça ne va pas bien pour le Titan

Mais tout n’est pas rose. Le Titan a présentement la deuxième pire fiche du circuit Gilles Courteau. Évidemment, au téléphone, Guillaume Brisebois tenait un discours positif et n’affichait aucun découragement devant les insuccès de l’équipe, ainsi que des siens. Au moment de l’entretien, il était à la recherche de son premier point, tout en priorisant les succès collectifs. Il en a récolté trois depuis.

Même s’il refuse de voir trop loin dans le futur, il pourrait jouer sa dernière saison à Acadie-Bathurst. Si le Titan continue d’accumuler les défaites, le Titan risque de se retrouver dans la position de vendeur à l’approche de la date limite des transactions. Et là, le bruit court que la franchise pourrait être relocalisée. Elle accumule les foules inférieures à 2000 spectateurs à profusion. Le Titan s’est classé bon dernier au chapitre des assistances dans la Ligue canadienne l’an dernier avec une moyenne de 1617 spectateurs. La direction a publié récemment un communiqué sur son site Internet disant que le Titan était à Bathurst pour y rester. Comme on dit souvent, il n’y a pas de fumée sans feu.

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