11 septembre 2015
Grève à l’horizon pour le personnel de la CS des Patriotes
Par: Karine Guillet

ÉDUCATION. Les enseignants et le personnel de soutien de la Commission scolaire des Patriotes (CSP) décideront dans les prochains jours s’ils prennent part à une grève légale de six jours qui s’organisera un peu partout dans la province.

Les 34 000 représentants affiliés à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont par ailleurs convenu d’une première journée de grève le 30 septembre prochain. N’étant pas membres de la FAE, le Syndicat de Champlain ne prendra pas part à la journée de grève du 30 septembre.

Les professionnels de l’éducation des commissions scolaires représentées par le Syndicat de Champlain (les CS des Patriotes, Marie-Victorin et Vallée-des-Tisserands) se prononceront toutefois sur la possibilité d’une grève au cours des cinq assemblées générales de section, du 14 au 29 septembre .

La grève planifiée par le Front commun, qui regroupe des travailleurs de la fonction publique, sera exercée sur une base rotative régionale ou nationale. Selon la porte-parole du Syndicat de Champlain, Annabelle Sirois, la grève ne s’étendra pas forcément sur six jours consécutifs. Il lui était toutefois impossible pour le moment de dire quand pourrait avoir lieu cette grève, puisque tous les syndicats membres du Front commun doivent d’abord se prononcer sur cette proposition en assemblée générale.

«Ça va être en rotation dépendamment des régions. Donc, par exemple, une journée, tous les secteurs d’une région seront en grève tandis qu’il y aura des journées où tout le monde sera en grève en même temps», explique-t-elle.

Le Syndicat de Champlain devra obtenir un mandat de grève de la part du personnel de soutien et du personnel enseignant pour prendre part à cette manifestation nationale. Si l’une des deux parties refuse, Mme Sirois indique que le Syndicat retournera à ce moment consulter ses membres pour décider de la suite des choses.

Relations respectueuses

Du côté de la CSP, la directrice des ressources humaines, Nathalie Avon, assure que les relations de travail entre la partie patronale et les syndiqués sont respectueuses.  

«C’est sûr qu’on ne se cache pas que c’est (une grève) dérangeant pour les services à l’élève. La grève est un droit encadré dans le Code du travail. C’est un moyen de travail qui s’exerce de façon légale. Nous nous préparons à cette éventualité-là, mais c’est prématuré de dire ce qui va se passer sans avoir eu l’issue de ces assemblées-là.»

La directrice soutient qu’il est difficile pour le moment d’évaluer les impacts d’une éventuelle grève sur les élèves et les parents. La CSP bénéficiera d’un délai suffisant pour assurer la mise en place de mesures atténuantes des impacts d’une grève et assurer la sécurité des élèves.

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