13 janvier 2016
Gestion de foule: des casques et des bâtons pour la Régie de police
Par: L'Oeil Régional
Cette année, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) formera une équipe d'agents prêts à intervenir en gestion de foule.

Cette année, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) formera une équipe d'agents prêts à intervenir en gestion de foule.

SÉCURITÉ. La Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent (RIPRSL) se conformera à l’obligation de fournir un service de gestion de foule, tel qu’exigé aux corps policiers de niveau 2 par le ministère de la Sécurité publique du Québec. La Régie formera ainsi certains de ses agents et fera l’acquisition de casques et de bâtons au cours de l’année.

La RIPRSL n’a aucune équipe, à l’heure actuelle, pour répondre à une demande de gestion de foule lors d’événements.

En fonction depuis quelques mois, l’assistant-directeur de la Régie de police, Alain Bourdages, ne peut expliquer pourquoi la RIPRSL n’offre pas encore ce service.

Il assure toutefois que la décision de se conformer à l’obligation ministérielle ne fait pas suite aux événements du 23 juin dernier dans le Vieux-Beloeil où l’escouade antiémeute de la SQ avait dû intervenir pour disperser une foule de jeunes.

«En étant un service de niveau 2, on se doit d’être doté d’un niveau d’alerte 1 et 2 en contrôle de foule. C’est d’avoir des policiers équipés avec un casque et un bâton»,  explique-t-il.  

M. Bourdages indique qu’un service de gestion de foule sert principalement à assurer une présence policière sur le terrain afin que l’événement demeure paisible.

«C’est d’être présent sur le terrain, d’approcher la population, discuter avec les gens qui sont là, intervenir au besoin, sur les cas où les gens deviendraient un peu plus perturbants.»

Au moment où une foule devient agressive et des méfaits criminels sont commis, la RIPRSL doit plutôt faire appel à la Sûreté du Québec, mentionne l’assistant-directeur.

Utilisation du bâton

Concernant l’utilisation, M. Bourdages affirme que le bâton ne sert pas qu’à frapper, mais qu’il s’agit aussi d’un outil pour retenir des gens et protéger les policiers.

«Ça garde une distance entre les gens. Si on fait juste l’étendre devant nous en le tenant avec les deux mains, ça donne déjà un espace et un avertissement visuel à la personne de ne pas avancer. On n’est pas obligé d’en arriver aux coups.»

L’assistant-directeur fait valoir qu’un incident ne se règle pas avec des casques et des bâtons. «Il y a beaucoup d’actions à faire en amont avec le promoteur, la population, les organisateurs, les instances publiques et sur le terrain. […] On veut que les gens s’amusent, qu’ils aient du plaisir.»

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