11 février 2021
Genesis GV80 3.5 Prestige : charme et luxe
Par: Marc Bouchard

Vous ne connaissez peut-être pas le nom. Du moins, pas comme celui-là. Il faut dire que la compagnie Genesis n’a que quelques années d’existence officielles, même si elle est une division de la compagnie coréenne Hyundai.

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Puis, il y a le nom du véhicule lui-même. Faisant preuve d’une originalité sans borne, les dirigeants de Genesis ont d’abord lancé trois berlines, les G70, G80 et G90, chacune étant respectivement plus imposante que l’autre, vous l’aurez compris. Puis, ils ont diversifié leur offre, en se tournant vers les véhicules utilitaires sport. Comme tout le monde, me direz-vous.

Et attention, roulement de tambour, ils ont choisi un nom tout aussi original : le GV80! Qui est le précurseur du GV70, un VUS de plus petite taille qui sera offert plus tard.

Vous aurez compris que la toponymie n’est pas exactement la plus grande qualité des gens de Genesis. En revanche, leur capacité à construire des véhicules de luxe, et performants de surcroît, est nettement plus grande, comme l’a prouvé mon essai de quelques jours du Genesis GV80.

Un style unique

Il faut bien l’avouer, dans un monde où les véhicules ont une fâcheuse tendance à se ressembler comme deux frères, peu importe leur provenance, les Genesis ont réussi à se doter d’une personnalité propre. Le GV80, comme tous les autres membres de la famille, mise sur une grille aux proportions démesurées et un peu « bling bling ».

Cette intense présence fait plaisir à certains, mais rend d’autres mal à l’aise tellement elle est imposante. J’avoue bien aimer, surtout parce que ladite grille est encadrée par des blocs optiques horizontaux à l’allure raffinée, ce qui allège un peu la partie avant.

La partie arrière a aussi son charme, avec des blocs optiques qui reprennent un peu la ligne des phares avant, et un hayon arrière aux formes arrondies, mais sophistiquées. En termes clairs, je le confesse, j’aime bien la gueule de ce gros VUS.

Mais le véritable charme du GV80 est à l’intérieur. La qualité des matériaux, le souci du détail dans l’assemblage et l’aspect général du cockpit inspirent raffinement et aristocratie. Un bon mot en particulier pour l’immense écran multimédia qui surplombe la console centrale. Et une note tout aussi positive pour cette même console centrale qui réunit des commandes qui sont de véritables bijoux.

Il suffit de regarder les motifs entourant la molette contrôlant le système multimédia ou la roulette servant de levier de transmission pour apprécier la qualité de finition de l’ensemble. Ajoutez à cela un espace plus qu’abondant un peu partout et des sièges confortables et enveloppants (bien que n’offrant la fonction massage que du côté conducteur, au grand désespoir de Chérie), et vous aurez une idée de l’ambiance qui règne à bord de cette cabine dotée, par ailleurs, d’une insonorisation sans pareil.

Impossible de passer sous silence cependant, l’absolue complexité du système multimédia et multifonction, qui demande beaucoup trop d’attention pour être efficace. Ou d’oublier les passages de vitesse un peu hétéroclites, qui ne sont pas aussi simples qu’on ne pourrait le croire. Mais ce sont de bien petits défauts.

Sur la route

C’est ici que le Genesis GV80 trouve tout son charme. Même si le moteur V6 3,5 litres de 375 chevaux et de 390 livres-pied de couple semble imposant, il offre un délai de réponse étonnant en accélération, gracieuseté d’une transmission automatique 10 vitesses un peu lente. Mais la vraie question est : et après?

Car on s’en fout un peu de la vitesse ou non d’accélération du GV80. Une fois à bord, on se laisse porter comme si on roulait sur un nuage, tellement les suspensions parviennent à bien contrôler les difficultés de la route. Ça ne donne absolument aucune sportivité à la conduite, mais un trajet de mon domicile à Québec aller-retour en quelques heures à peine n’a fait souffrir personne.

Mieux encore, si on m’y avait incité, je me serais rendu beaucoup plus loin, tout en savourant l’exceptionnelle sonorité du système de son et la douceur agréable de la conduite. Oubliez bien sûr le côté sport du VUS avec le GV80. On devrait plutôt l’appeler un VUL, un Véhicule Utile (parce qu’il est spacieux et efficace) et Luxueux. Parce qu’est exactement ce qu’il procure comme sensation. Remarquez, à 85 000 $, le prix de notre véhicule d’essai, le contraire aurait été décevant.

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