4 septembre 2019
Rue Saint-Georges
Gabriel Riendeau réclame un référendum
Par: Sarah-Eve Charland
Gabriel Riendeau
Photothèque L'Oeil Régional

Gabriel Riendeau Photothèque L'Oeil Régional

Gabriel Riendeau, l’un des propriétaires du Supermarché Metro, interpelle la Ville de Mont-Saint-Hilaire à tenir un référendum portant sur les travaux de la rue Saint-Georges et du projet d’Odacité. Malgré plusieurs demandes d’entrevue, M. Riendeau a toutefois refusé de répondre aux questions de L’Œil Régional.

Le propriétaire a préféré transmettre une lettre d’opinion au journal. Dans un document de deux pages, il étale une série d’arguments. Depuis les prémisses du projet il y a plus d’un, la famille Riendeau n’a jamais retourné les appels de nos journalistes.
Il écrit notamment que le projet a fait l’objet d’opposition bien avant d’entreprendre des procédures judiciaires. L’entreprise familiale a déposé une poursuite en cour supérieure, ce printemps, afin d’invalider le plan particulier d’urbanisme du secteur centre-ville. Les parties débattront de la demande d’injonction les 11 et 12 septembre à Montréal.
Il dénonce la municipalité qui a préféré poursuivre ses démarches malgré l’opposition. Une pétition de 3000 noms et les résultats d’un sondage tenu par le groupe La voix des citoyens appuieraient notamment cette position. En plus de l’opposition citoyenne, le Pain dans les voiles et Les Aliments Naturels Eau Vive se sont ajoutés aux procédures judiciaires. Gabriel Riendeau conclut donc que la Ville de Mont-Saint-Hilaire se doit d’avoir l’heure juste en tenant un référendum.
Le propriétaire souligne aussi que le groupe La voix des citoyens demeure indépendant malgré son appui. Dans un document déposé en cour, il est rapporté que M. Riendeau a avoué en interrogatoire avoir financé la confection et la distribution de tracts pour le groupe de citoyens.
« Le projet Odacité a les moyens de promouvoir le projet avec l’appui de la Ville et d’une des plus grandes firmes de relations publiques au Canada (National). Quelles sont les ressources à la disposition des citoyens pour préserver le cachet de leur ville? N’est-il pas tout à fait acceptable de protéger nos intérêts et d’appuyer les citoyens dans leurs démarches? », se justifie-t-il.
Il poursuit dans sa lettre en dénonçant le rejet d’une étude de circulation commandé par la Ville, la vente du terrain à prix inférieur à sa valeur et la mise en place d’un plan particulier d’urbanisme pour permettre le projet sans consulter la population et qui permet de limiter les possibilités d’expansion du Supermarché Metro. Sur ces derniers points, L’Œil Régional n’a pas eu davantage de détails étant donné le refus de répondre aux questions.

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