23 mars 2018
Espoir pour le parcours à obstacles
Par: Denis Bélanger

Le terrain été acquis par Jean-François Larocque à plus de 300 000$, qui contient aussi une érablière, est situé en bordure de la 116.

Les porteurs d’un projet d’hébertisme (parcours à obstacle) sur un terrain boisé longeant la 116 à Mont-Saint-Hilaire ont maintenant de bonnes raisons d’espérer de voir leur idée se concrétiser. Un observateur externe a donné une orientation favorable à leur projet, comme en témoigne son rapport dont L’Œil Régional a obtenu copie.

Rappelons que la Ville a mandaté Groupe Hémisphères à mener une étude d’impact sur le Parcours X, projet piloté entre autres par l’entrepreneur Jean-François Larocque. En début d’année, le projet avait été rejeté par les élus, car il ne cadrait pas avec les objectifs du nouveau plan d’urbanisme durable, puisque le terrain visé était situé en zone de conservation. La municipalité avait toutefois offert l’embauche d’une ressource extérieure, aux frais des promoteurs du projet.

Un usage approprié
Selon le rapport des biologistes Samuel Denault et Marie-Ève Denault, le projet cadre bien avec les orientations et les affections pour une zone de conservation, car il demande justement d’ajouter au zonage un usage récréatif extensif. De plus, les effets sur l’environnement sont minimes, alors que seulement 1 % des arbres du lot serait abattu.
«Le projet ne présente pas un risque pour aucune espèce à statut précaire désignée, animale ou végétale. La faible superficie du boisé fait en sorte qu’il ne constitue pas un endroit de prédilection pour les espèces sensibles, mais il peut néanmoins jouer un rôle de corridor écologique», peut-on lire dans le rapport.

Recommandations
Groupe Hémisphères recommande notamment de baliser les pistes d’hébertisme afin de limiter le piétinement dans la zone, de ceinturer les parcours d’une corde et d’empêcher les chiens d’y circuler sans laisse. Il est aussi recommandé d’installer à l’entrée du site des panneaux demandant aux gens de demeurer à l’intérieur des sentiers.

Les biologistes estiment de plus qu’il faudrait procéder à un inventaire de la végétation en mai et d’autoriser la majorité des travaux seulement l’automne et l’hiver.

Ni Jean-François Larocque ni laVille n’ont voulu se prononcer pour le moment.

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