17 août 2016
Écrasement d’avion: panne sèche causée par manque de vigilance
Par: L'Oeil Régional
Les quatre personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil ont survécu à l’écrasement.

Les quatre personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil ont survécu à l’écrasement.

Les quatre personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil ont survécu à l’écrasement.

Les quatre personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil ont survécu à l’écrasement.

BELOEIL. Une panne sèche causée par un manque de vigilance serait responsable de l’écrasement d’un avion Beechcraft King Air survenu le 10 juin 2013 à un km de l’aéroport de Saint-Mathieu-de Beloeil. Le bureau de la sécurité des transports du Canada vient de rendre public son rapport d’enquête.

L’appareil a décollé de l’aéroport de Saint-Hubert pour effectuer un vol local avec un pilote et trois passagers à son bord. À l’approche de l’aéroport de Saint-Hubert, les deux moteurs se sont arrêtés en raison d’une panne sèche.

Le pilote s’est donc dérouté vers l’aéroport de Saint-Mathieu-de-Beloeil. Incapable de se rendre sur la piste, l’homme a tenté un atterrissage forcé dans un champ près de l’aéroport. L’appareil a percuté le sol à 17h25. L’appareil a subi des dommages importants et les quatre occupants ont été légèrement blessésSelon le rapport d’enquête, le pilote n’aurait pas vérifié la consommation de carburant depuis le dernier plein et se serait seulement fié aux jauges. De plus, le pilote aurait pris la décision de prolonger le vol initialement prévu.

Lorsque le premier moteur s’est arrêté en raison d’une panne, le pilote n’a pas complété la procédure habituelle, provoquant une diminution de la distance possible en vol plané. Le conducteur a aussi sorti le train d’atterrissage trop tôt, réduisant encore la distance de vol plané.

Lacunes chez le pilote

Toujours selon le rapport, le pilote de l’appareil avait accumulé plus de 4000 heures de vol, mais le rendement du candidat-pilote en chef, alors qu’il était à l’emploi d’employeurs précédents, avait été inférieur aux normes établies par ces employeurs dans la grande majorité des cas. D’anciens employeurs ont souligné plusieurs lacunes chez le pilote, dont le «non-respect des politiques de la compagnie, une prise de liberté dans l’exécution des procédures établies et une faiblesse généralisée à accomplir des tâches requises en vol».

En juin 2011, le pilote a été embauché à titre de copilote sur le Beechcraft King Air, mais après deux vols et à la suite d’un rendement faible, sa formation initiale sur l’appareil a été interrompue. L’employeur a alors permis au pilote de voler comme pilote observateur afin d’acquérir de l’expérience. Toutefois, en octobre 2011, l’entreprise l’a congédié en raison d’un rendement global qui était faible et qui ne répondait pas aux attentes.

D’autres problèmes

L’enquête a aussi révélé que la personne responsable de la maintenance, un nouveau co-pilote de la compagnie, ne possédait aucune expérience antérieure de maintenance ou de vol en exploitation d’un taxi aérien.

Dans son rapport, le bureau blâme aussi le processus de Transports Canada en vue de l’approbation du personnel de gestion des opérations nommé par les exploitants et de la surveillance réglementaire des opérations aériennes.

Le Bureau a demandé que Transports Canada exige que tous les exploitants de l’industrie du transport aérien mettent en place des mécanismes en bonne et due forme de gestion de la sécurité, et qu’il assure la surveillance de ces mécanismes.

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