4 novembre 2019
Du Mouvement au Carrefour Rouville-Laurier
Par: Denis Bélanger

Le Carrefour Rouville-Laurier. Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Situé à l’entrée de Mont-Saint-Hilaire en bordure de la 116, le bâtiment commercial du Carrefour Rouville-Laurier a perdu deux locataires de services de santé privés qui redémarreront leurs activités à Belœil. La Clinique médicale Pure demeure toutefois à Mont-Saint-Hilaire.

En effet, UniSanté, la clinique de médecine intégrative composée de thérapeutes, et Curaprime, qui offre des services de soins infirmiers pour les cas mineurs, ont quitté les lieux et seront de nouveaux voisins de l’autre côté de la rivière Richelieu.

En 2016, à l’ouverture du bâtiment commercial, les différents partenaires impliqués se faisaient une fierté de rassembler sous le même toit trois acteurs de santé différents qui se « complèteraient bien ».
Plusieurs visages ont toutefois changé au sein de ces différentes entités. L’un des principaux partenaires du projet, Nicolas Faubert, est décédé en décembre 2016. Par la suite, des investisseurs ont racheté le concept d’UniSanté et il y a eu un changement dans l’actionnariat de Curaprime.

Propriétaire du Carrefour Rouville-Laurier, Gestion immobilière de la Vallée (GIV) s’est fait avare de commentaires, avançant avoir signé des ententes de confidentialité. Cependant, le président de GIV, Jean-Pierre Brault, a confirmé l’arrivée d’un nouveau locataire, Physio Multiservice. « Nous avons relocalisé le podiatre dans un nouveau bureau dans les locaux agrandis de Pure Clinique Médicale. De nouvelles enseignes seront installées prochainement en remplacement des anciennes entités », a ajouté M. Brault.

Une meilleure occasion d’affaires
L’un des fondateurs des Cliniques Curaprime, l’infirmier Maxime Bernier, explique notamment que les locaux de Mont-Saint-Hilaire ne convenaient plus à son entreprise. Le déménagement à Belœil regroupera sous le même toit les effectifs de Curaprime de Mont-Saint-Hilaire ainsi que celui de Saint-Hyacinthe qui a ouvert ses portes en 2018.

M. Bernier travaille avec une nouvelle actionnaire, Vicky Ouimette, qui est également impliquée dans la nouvelle direction d’UniSanté. « J’ai été présentée à elle par une autre propriétaire d’UniSanté, estimant que c’était une personne de cœur. Ç’a été un fit et on a décidé de faire affaire ensemble, a renchéri M. Bernier. Nous avons décidé de continuer à travailler avec UniSanté, car ils ont des valeurs similaires aux miennes. Ce sont des gens qui travaillent pour les patients et qui ont une mission. Ce ne sont pas des requins. »

L’ŒIL a aussi tenté d’obtenir une entrevue avec l’un des propriétaires d’UniSanté, mais ils n’ont pas été en mesure de discuter plus longuement avec le journaliste au moment de mettre sous presse. Un responsable nous a toutefois écrit pour insister sur le fait que c’était un nouveau départ pour UniSanté. « Nous n’avons pas déménagé. Nous avons acheté le nom et démarrons nos activités en novembre. »

Une transition vers le public
Sur un autre ordre d’idées, Maxime Bernier a affirmé qu’il aimerait un jour voir Curaprime intégrer le système public et qu’il avait déjà approché le gouvernement à cet effet. « Notre but est d’améliorer l’accessibilité des soins et non pas d’agrandir le fossé entre riches et pauvres. Un responsable du ministre nous a dit qu’il ne pouvait pas nous financer tout de suite et que nous devions faire nos preuves. »

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