9 janvier 2020
Dodge Durango SRT : finir l’année sur les chapeaux de roue
Par: Marc Bouchard

Photo FCA

Durant la période des Fêtes, je me déguise, depuis quelques années, en père Noël. Au sens figuré du terme et grâce à la collaboration de l’employeur de Chérie qui distribue des paniers de Noël dans plus d’une cinquantaine de familles. Pour aider la cause, mon rôle est de trouver un véhicule assez grand pour transporter les paniers, tous en même temps idéalement. Je me suis donc dit : un Dodge Durango, un spectaculaire sept passagers, devrait faire l’affaire.

Coup de fil à FCA, coup de chance : on vient justement de mettre un Durango à la disposition des journalistes dans la région de Montréal. On a cependant omis de me préciser (ou plutôt je n’y ai pas porté attention) qu’il s’agissait du Dodge Durango SRT et qu’il avait la discrétion d’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Car côté discrétion, on repassera. Déjà que le Dodge Durango est imposant en dimensions, imaginez ce qu’il est quand il affiche ouvertement sa différence avec des lignes colorées traversant totalement le capot. Je l’avoue, le macho-amateur de performance en moi a beaucoup apprécié, même si dès le départ, on ne se sent pas politiquement correct!

Un imposant traîneau

Réglons la chose tout de suite : les dimensions du véhicule sept passagers et de son vaste espace de chargement n’ont posé aucun problème pour le transport des paniers de Noël. Tout est bien rentré à l’arrière, même s’il a fallu abaisser la troisième rangée, et deux occupants aux places arrière n’ont jamais eu le moindre souci de dégagement.

Je dois quand même avouer avoir été un tantinet surpris. Mon grand fiston, qui, ne retenant pas de moi, affiche fièrement son 6 pieds et 3 pouces, a pris place dans le siège de deuxième rangée. Pour assurer son confort, il a quand même fallu que le passager avant lui concède un peu plus d’espace, sinon ses genoux heurtaient avec un peu trop de conviction le dossier avant. Vous me direz que sa taille le handicape un peu, mais j’aurais cru Durango plus spacieux.

Pour la tête et les épaules en revanche, rien à redire. Les sièges de deuxième rangée sont confortables, ceux de troisième rangée exigus, mais pas désagréables, et l’espace carbo plus qu’abondant.

Fiston n’a quand même eu rien à redire : le véhicule était équipé d’écrans arrière qui lui auraient permis de regarder films ou autres trucs branchés s’il en avait eu envie! Quant aux occupants avant, ils ont pu profiter du système multimédia UConnect particulièrement efficace!

Puissance au rendez-vous

Quant au moteur de ce Durango, il est spectaculaire. Dès le démarrage, le ronron de la motorisation et la sonorité de l’échappement attirent l’attention. Stationné devant un petit centre commercial, un propriétaire de camionnette elle-même vitaminée n’a pu s’empêcher de venir admirer mon camion.

Sous le capot, un moteur HEMI V8 de 6,2 litres ou 392 pouces cubes, comme l’indique clairement le chiffre 392 appliqué sur les côtés. En termes clairs, c’est une véritable machine de guerre qui propulse à vitesse de croisière le gros VUS sans rechigner en quelques secondes. Et qui, bien outillé, est aussi capable de remorquer plus de 8700 livres!

Il faut dire que ses 475 chevaux et ses 470 livres-pied de couple, jumelés à une boîte automatique 8 vitesses, impressionnent. Ajoutez à cela des suspensions qui font le boulot, bien que parfois sautillantes, et vous aurez droit à un véhicule de tous les extrêmes. D’autant plus qu’il est aussi doté d’un rouage intégral efficace, et d’une direction plus précise qu’on ne pourrait le croire quand on la place dans le mode de conduite le plus sportif.

Petit bémol cependant, les grandes dimensions du véhicule et son poids imposent parfois un transfert de poids plus difficile à maîtriser, ce qui nécessite un certain contrôle dans les conditions les plus difficiles. Mais sous la neige et sur la glace, le rouage intégral s’est avéré d’une grande efficacité, ce qui a limité considérablement les difficultés.

Mais, car il y a un mais, on ne peut passer sous silence l’abondante consommation du véhicule. Il est vrai que mon séjour à son volant a surtout été ponctué de trajets de routes de ville, mais maintenir une moyenne de 20,3 litres aux 100 kilomètres est, tout de même, un peu excessif.

Alors, le bilan : le Dodge Durango SRT est certes un plaisir à conduire pour quiconque aime la performance et la sportivité. Mais celui qui recherche un véhicule de cette taille pour la polyvalence aura tout intérêt à se tourner vers une version moins vitaminée, mais tout aussi spacieuse, du Dodge Durango.

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