10 mai 2016
Didier Schraenen veut «battre les jeunes»
Par: Denis Bélanger
Didier Schraenen pilotera encore dans la série Formula Tour 1600, dont la première épreuve se tiendra du 27 au 29 mai à Mont-Tremblant.

Didier Schraenen pilotera encore dans la série Formula Tour 1600, dont la première épreuve se tiendra du 27 au 29 mai à Mont-Tremblant.

Didier Schraenen.

Didier Schraenen.

À la fin du mois, l’Hilairemontais Didier Schraenen, n’entamera rien de moins que sa 29e saison en tant que pilote. Malgré ses 60 ans, son désir de pourchasser le drapeau à damier n’a pas ralenti, bien au contraire.

:«Je suis plus compétitif que je ne l’étais quand j’ai commencé. Je suis plus motivé que jamais à courir contre les jeunes», lance le pilote-chroniqueur automobile qui s’est retrouvé derrière le volant pour la première fois au Grand Prix du Canada en 1988. Il avait convaincu son employeur de l’époque, CKMF – maintenant Énergie – de mettre en piste une voiture.

Didier Schraenen pilotera encore dans la série Formula Tour 1600, dont la première épreuve se tiendra du 27 au 29 mai à Tremblant. Bien qu’il reste encore du travail à faire sur son bolide, le pilote sexagénaire sera bien heureux de reprendre le collier. «L’entre-saison est long, alors qu’il y a beaucoup de travail à faire comme trouver des commanditaires. Pour ma part, pendant l’hiver, j’ai été en Floride pour assister à différentes courses automobiles.»

Six rendez-vous sont inscrits à son calendrier. Schraenen circulera à trois occasions sur le circuit Tremblant, où se tiendra également la dernière épreuve de la saison. S’ajouteront à cela des courses au circuit ICAR à Mirabel et au Grand Prix de Trois-Rivières; des courses qui posent des défis à l’expérimenté pilote. Il y aura également le Grand Prix du Canada, où le résident de Mont-Saint-Hilaire détient le plus grand nombre de podiums, mais toujours à la recherche d’une première victoire. «Cette année, j’ai comme objectif qu’on appelle the Drive for five, soit décrocher un cinquième championnat de la série.»

Tant qu’il aura du carburant  

La retraite de la course ne pointe pas à l’horizon pour Didier Schraenen. «On peut durer longtemps. J’ai déjà vu Paul Newman, à 72 ans, finir 5e aux États-Unis. Une fois, je l’ai vu et je lui ai dit qu’il m’avait impressionné. Il était très fier et ça paraissait dans ses yeux. Alors je me dis qu’il me reste un bon 12 ans.»

Pour Schraenen, l’âge «c’est dans la tête» et ça ne se reflète pas sur la piste de course. «Une fois, à Trois-Rivières, un mécano m’avait dit : « il faut savoir que c’est un gars de 58 ans dans la voiture”. J’avais trouvé ça motivant.»

Porte-bonheur

 Sous le casque, on découvre aussi un homme qui se laisse charmer par l’idée d’avoir avec lui des porte-bonheur. «Il y avait un jeune garçon que j’avais rencontré à Trois-Rivières. Il avait 10-11 ans, était en fauteuil roulant et avait un cancer. Il m’avait remis un chapelet que sa grand-mère lui avait donné. J’avais un podium lors de cette course. L’an dernier, il était là, complètement guéri et âgé de la vingtaine.»

Mais il n’est pas rancunier quand les succès ne sont pas au rendez-vous. «Mon père est décédé en septembre 2014. Pour la dernière course de la saison à Tremblant, j’avais mis dans ma poche la chevalière de mon père. » Un accrochage l’avait empêché de terminer l’épreuve. Mais ce n’est pas grave, puisqu’il n’écarte pas la possibilité de refaire une course avec le souvenir de son père tout près.

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