20 novembre 2015
Devant le juge pour une cabane dans un arbre
Par: Karine Guillet
Sébastien Comtois a bâti cette aire de jeux pour ces enfants.

Sébastien Comtois a bâti cette aire de jeux pour ces enfants.

MUNICIPAL. L’an dernier, Sébastien Comtois a réalisé un rêve de famille en construisant une cabane dans un arbre à ses trois enfants. Il doit maintenant défendre son rêve en cour municipale contre la municipalité d’Otterburn Park.

Lorsqu’ils ont acheté un terrain à Otterburn Park dans le but d’élever leur famille sur la Rive-Sud, c’est d’abord la présence d’un majestueux arbre centenaire dans la cour arrière qui a séduit le couple. «C’était écrit dessus qu’il fallait qu’il y ait une cabane dedans. Moi, je voyais mes enfants jouer dans une cabane», raconte M. Comtois.

Le rêve est finalement devenu réalité à l’été 2014. Si les enfants ne jouent pas dans la construction tous les jours, M. Comtois assure que les moments passés dans l’arbre sont spéciaux pour les enfants et leurs amis.

Mais à la suite d’une plainte, la municipalité informe toutefois M. Comtois que l’aire de jeu qu’il a construite pour ses enfants est illégale. La cour municipale de Mont-Saint-Hilaire tranchera à la fin de novembre.

Le règlement de zonage d’Otterburn Park prévoit que les équipements récréatifs ou sportifs fixes doivent atteindre une hauteur maximale de 3 m. Dans le cas des équipements surélevés, la superficie ne doit pas dépasser 2,35 m<V>2<V>. 

Comme le règlement interdit également de fixer un équipement récréatif à un arbre ou de s’en servir comme support, M. Comtois explique qu’il a plutôt bâti sa plateforme autour de l’arbre. Il soutient qu’il ne déroge pas à cet aspect du règlement, puisqu’il avait pris le soin de rendre sa cabane autoportante sur la recommandation d’un expert qui s’était déplacé chez lui pour abattre un arbre malade.

Au-delà de la contravention, M. Comtois souhaiterait que le règlement de la municipalité soit revu. Il soutient qu’il avait même amorcé des démarches avec le conseil municipal, sans succès.

La Ville d’Otterburn Park n’a pas voulu commenter le dossier, puisque l’affaire sera portée devant le tribunal municipal.

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