10 mai 2016
Des vols d’ustensiles qui coûtent cher aux cafétérias publiques
Par: L'Oeil Régional
Les institutions publiques dépensent des milliers de dollars par année pour remplacer leurs ustensiles.

Les institutions publiques dépensent des milliers de dollars par année pour remplacer leurs ustensiles.

La perte de vaisselle et d'ustensiles est surtout fréquente  à l'automne à la cafétéria du Cégep de Saint-Hyacinthe.

La perte de vaisselle et d'ustensiles est surtout fréquente à l'automne à la cafétéria du Cégep de Saint-Hyacinthe.

Les cafétérias d’établissements publics sont confrontées de façon récurrente à des vols et à des pertes d’ustensiles. Un problème qui oblige les organisations à débourser des milliers de dollars chaque année en achat d’ustensiles.

Le Cégep de Saint-Hyacinthe a pris le virage de la vaisselle réutilisable pour sa cafétéria en 2009. Dans les premières années, le gestionnaire de la cafétéria, Coopsco, évaluait déjà les pertes autour de 3500$. Ce sont surtout des ustensiles qui disparaissent.

«Il y a une partie qui atterrit probablement dans les poubelles. Il y a une partie qui atterrit dans les boîtes à lunch des gens carrément», explique la directrice générale de Coopsco de Saint-Hyacinthe, Annie Prévost.

Elle se souvient avoir acheté, il y a quelques années, 144 bols. Un an plus tard, il n’en restait aucun.

De son côté, l’hôpital Honoré-Mercier à Saint-Hyacinthe doit investir environ 2500$ chaque année pour le remplacement d’ustensiles en raison de vols, de pertes ou d’usure. «Ça représente grosso modo 5000 ustensiles», indique la conseillère en communication au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME), Catherine Latendresse.

L’établissement de santé a toutefois moins besoin de remplacer de la vaisselle.

400 fourchettes d’un coup  

À la rentrée scolaire, les pertes sont plus importantes au Cégep, un phénomène qui peut être relié au fait que de nouveaux étudiants s’installent en appartement, estime Mme Prévost.

En l’espace d’un mois, en début d’année, la cafétéria du Cégep de Saint-Hyacinthe a déjà perdu jusqu’à 400 fourchettes.

Mme Prévost estime qu’il existe peu de solutions possibles vis-à-vis ce problème. «C’est très difficile de contrer ça parce que pour nous on n’est pas dans un environnement fermé comme un restaurant où il y a un contrôle. Ici, c’est très grand. Donc, ça se perd.»

Elle mentionne que certaines entreprises ont installé des aimants dans les poubelles pour tenter de récupérer les ustensiles.

Malgré les pertes, la vaisselle et les ustensiles réutilisables demeurent en bout de piste plus rentables que d’acheter des produits jetables.  

«Le coût du métal est plus dispendieux (versus le plastique), mais on va l’utiliser plusieurs fois. On va avoir un taux de perte, mais ça fait partie de la donne et c’est quand même plus avantageux», soutient Mme Prévost.

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