26 février 2016
Des vertes et des pas mûres dans les arénas
Par: Denis Bélanger
Des vertes et des pas mûres dans les arénas

Des vertes et des pas mûres dans les arénas

J’ai été un peu surpris en obtenant les chiffres sur la violence dans les arénas. Les policiers ont effectué que huit interventions en 3 ans dans les arénas de Saint-Basile-le-Grand, Beloeil et Mont-Saint-Hilaire. J’étais certain que le chiffre serait plus grand. Il faut dire que cette hypothèse était basée sur mes expériences personnelles.

J’en ai vu des vertes et des pas mûres dans les arénas, surtout au Saguenay, ou les guerres de clocher se transposaient sur la patinoire. Je me souviens d’une partie éliminatoire impliquant deux équipes midgets dans le double lettre. Ça se passait à Chicoutimi-Nord. Moi j’assistais à la rencontre en tant que secouriste bénévole. Les visiteurs provenaient de Jonquière. L’atmosphère était déjà lourde dans l’aréna alors que les spectateurs s’échangeaient des insultes.

À un certain moment un parent a voulu se diriger vers les sections des partisans de Jonquière. Ce dont je me souviens, l’homme en question voulait aller refaire le portrait de l’entraîneur de Jonquière. Heureusement, les deux hommes n’en sont pas venus aux coups. Cet événement remonte à 1999.

Un autre moment particulier est survenu en 2000 au Centre Georges-Vézina, domicile des Saguenéens de Chicoutimi. Pour une rare occasion, les Condors de Jonquière de la ligue semi-professionnelle y jouaient un match contre le Garaga de St-Georges de Beauce. La soirée a tourné au vinaigre. À la fin de la partie, des partisans ont tenté d’escalader les vitrines du banc du Garaga pour aller frapper l’entraîneur. Les policiers ont dû escorter l’autobus de l’équipe jusqu’à la sortie du parc.

Dans mes années Fermont, j’ai même eu vent d’une bagarre générale entre une équipe locale et une formation du Labrador. Donc, vous comprenez ma surprise. Mais bon, il semble y avoir eu du progrès depuis.

 

Des propos injustes

Je n’ai pas apprécié cette semaine la réaction de plusieurs internautes à la suite de l’annonce d’un probable combat revanche entre Adonis Stevenson et Andrzej Fonfara. Adonis est devenu le mal-aimé de la boxe au Québec. Je n’entrerai pas trop dans le débat. Ce n’est pas entièrement de sa faute, mais Adonis s’est quand  même tiré dans le pied à quelques reprises sur le plan de l’image. Même si vous ne l’appréciez pas, il ne faut quand même pas tomber dans la démagogie et la mauvaise foi.

Plusieurs ont dit qu’Adonis prouvait qu’il était une poule mouillée en se battant contre Fonfara. Fonfara est dans le top 10 des mi-lourds dans les classements du Ring Magazine et d’ESPN, où il est classé 3e. La feuille de route du boxeur polonais depuis sa défaite contre Stevenson est impressionnante. Rappelons aussi que Fonfara a envoyé Superman au plancher lors de leur affrontement.

Ce qui m’a fait rire est que certains ont dit qu’Adonis aurait démontré plus de courage en affrontant Eleider Alvarez. Ces gens n’ont pas fait une recherche pour affirmer de telles choses. Alvarez n’a pas été convaincant à ses dernières sorties et représente une cible beaucoup plus facile que Fonfara.

 

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