25 janvier 2019
Des parties d’étoiles hautes en couleur et en plaisir
Par: Denis Bélanger

Le président d’honneur du tournoi, Pascal Trépanier, s’est trouvé derrière le banc pour les deux parties d’étoiles. Photo Luc Giard | L’Œil Régional ©

Le temps de quelques heures, le hockey est redevenu un simple jeu pour plusieurs joueurs bantam ayant retenu l’attention des dépisteurs du tournoi bantam de Belœil pour être sélectionnés sur l’une des quatre équipes d’étoiles. Ces dernières se sont affrontées vendredi dernier à l’aréna André St-Laurent pendant deux parties dont l’enjeu premier était de s’amuser.

La première partie opposaient les étoiles des catégories simple lettre tandis que la seconde mettait en vedette les hockeyeurs de la double lettre ainsi que du scolaire. Pour tous les joueurs, le plaisir a commencé bien avant la première mise au jeu de la partie.

Chaque formation étoilée a eu droit à la visite dans son vestiaire du président d’honneur du tournoi et l’un des entraîneurs-chefs des parties étoiles, l’ancien hockeyeur professionnel Pascal Trépanier.  Ce dernier a conseillé aux jeunes de savourer pleinement le moment. « À l’étape où vous êtes rendus, il vous en reste moins à participer que vous en avez fait jusqu’à maintenant. À notre âge, on ne fait plus de tournoi, on coach. »

Trépanier a aussi raconté son parcours qui a de quoi inspirer plusieurs. Originaire de Gaspé où le hockey n’était pas aussi développé, il a réussi notamment à percer les rangs du midget AAA alors qu’il n’avait même pas joué au niveau le plus élevé bantam. Un choix tardif au junior majeur québécois, Pascal Trépanier a été ignoré à l’encan de la Ligue nationale de hockey (LNH). Cela n’e l’a pas empêché de jouer un peu plus de 200 parties dans le circuit Bettman principalement pour l’Avalanche du Colorado et les Mighty Ducks d’Anaheim. Il tenait toutefois à leur apporter une précision bien importante. « Le hockey peut vous amener à plusieurs autres bons endroits autres que la LNH. »

Bien qu’il ait donné la consigne à ses propres joueurs de s’amuser, Pascal Trépanier a partagé son souhait d’obtenir la victoire.

Faire lever la foule
Une fois les discours terminés, les joueurs ont eu l’occasion d’entrer un à un sur la patinoire en passant sous un immense casque de hockey gonflable. Invités par les entraîneurs à faire lever la foule pour le spectacle, chaque joueur a donné une couleur particulière à son introduction sur la patinoire. Plusieurs invitaient des bras les spectateurs à applaudir, tandis qu’un autre a plongé sur la patinoire. Pour les deux parties d’étoiles, on a interprété l’hymne national, une tradition dans chaque sport.

Une fois les hostilités lancés, l’entraîneur-chef adverse à Trépanier, Pascal Phaneuf, s’en est donné à cœur joie d’ajouter sa couleur au spectacle. Il a nargué les arbitres en critiquant sévèrement leur travail et tentant d’intimider son homologue de l’autre côté, avec le sourire aux lèvres.  La tactique a peut-être porté fruit alors que Pascal Phaneuf a été l’entraîneur-chef victorieux aux deux occasions.

Un rendez-vous important
Le président du comité organisateur, Yves Rousseau, reconnaît que les deux parties d’étoiles, toujours disputées le deuxième vendredi soir du tournoi, est l’un des moments les plus forts du rendez-vous sportif. « L’ambiance est incroyable et l’aréna est rempli. Nous avons une équipe de bénévoles dédiée à ça. »

Effectivement, une équipe de six ou sept recruteurs regardent les matchs pour déterminer quels joueurs seront sélectionnés. Cette année, c’est Claude Thivierge qui menait le groupe de bénévoles. La tâche n’est pas simple, il doit s’assurer que chaque équipe est représentée et son critère de sélection n’est pas seulement le talent. Il doit aussi faire face à quelques refus.

Chose certaine, si on se fie à l’engouement du public démontré pendants ces parties, les dépisteurs ne se sont pas trompés.

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