29 septembre 2021
Des pancartes électorales disparaissent à Belœil
Par: Olivier Dénommée
Luc Cossette, chef de Belœil, c'est nous!, fait partie de ceux qui ont vu certaines de ses grandes pancartes électorales disparaître au courant de la dernière semaine. Les pancartes volées devraient être remplacées au courant de la semaine.
Photo François Larivière | L'Œil Régional ©

Luc Cossette, chef de Belœil, c'est nous!, fait partie de ceux qui ont vu certaines de ses grandes pancartes électorales disparaître au courant de la dernière semaine. Les pancartes volées devraient être remplacées au courant de la semaine. Photo François Larivière | L'Œil Régional ©

Quelques jours à peine après avoir installé leurs premières pancartes électorales, certains candidats aux élections municipales de Belœil ont eu la mauvaise surprise de constater que plusieurs d’entre elles avaient déjà disparu.

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De nombreuses pancartes de grand format des équipes Belœil, c’est nous! de Luc Cossette et Oser Belœil de Nadine Viau, installées après le 17 septembre, avaient déjà été retirées le 21 septembre, au grand désarroi des politiciens visés. «Je me suis fait enlever 6 pancartes 4×8 [pieds] sur 11. Ça s’est passé sur des artères achalandées, en plein jour, et ça a pris des gens motivés parce qu’elles étaient fixées à des socles en bois à l’aide d’au moins une vingtaine de vis chacune », s’exaspère Luc Cossette, qui a porté plainte à la police.

Nadine Viau fait elle-même état d’au moins deux « vagues » de vols au courant de la dernière semaine. « On s’attendait à du vandalisme, il y en a toujours un peu, mais pas carrément à se faire voler nos pancartes. Certaines grosses pancartes ont été enlevées, mais aussi des plus petites dans certains districts », note-t-elle, comptabilisant plus d’une vingtaine de pancartes disparues depuis le début de la campagne. Elle a aussi déposé une plainte formelle à la police – le vandalisme et le vol de pancartes électorales sont des actes illégaux –, mais n’a pas grand espoir de revoir ses pancartes. Elle espère toutefois que les vandales comprendront la gravité de leurs gestes et que les vols cesseront.

Dans les deux cas, les candidats doutent qu’il s’agisse d’une erreur de bonne foi de gens qui auraient été mandatés pour retirer les pancartes électorales fédérales. En fait, même le Bloc québécois se dit victime de vols, constatés au lendemain des élections. « Nous avons aussi été victimes du vol de plusieurs grandes pancartes. Ils ont même pris nos poteaux de métal. […] Elles étaient disparues dès le lendemain matin des élections, à ce qu’ont constaté nos responsables qui devaient aller y apposer des “Merci!”. Les organismes qui avaient pris entente avec nous pour en récupérer n’ont eu aucune grande pancarte », commente Carole Pronovost, responsable des communications pour la campagne d’Yves-François Blanchet dans Belœil–Chambly. Elle précise qu’une plainte avait aussi été déposée à la police.

Mardi matin, la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent (RIPRSL) a confirmé que deux partis municipaux de Belœil avaient déposé des plaintes pour des pancartes électorales volées au cours de la dernière semaine. Au moment de mettre sous presse, le sergent Jean-Luc Tremblay assure que l’enquête suit son cours, sans pouvoir donner davantage de détails dans ce dossier. Il reconnaît toutefois qu’il est assez peu commun pour la RIPRSL de traiter des cas de vols de pancartes électorales. Le porte-parole remarque d’ailleurs que même si plusieurs municipalités de la région sont en élection, les seules plaintes reçues viennent de Belœil pour le moment.

Réimprimer ou pas?
Au moment d’écrire ces lignes, l’équipe Nadine Viau n’avait pas encore décidé si elle irait en réimpression pour remplacer les pancartes manquantes. « J’aurais de loin préféré consacrer mes énergies à parler de mes idées que de parler de pancartes volées », ironise Mme Viau. De son côté, Luc Cossette confirme que toutes les pancartes retirées seront remplacées. « Ces pancartes sont importantes pour se faire connaître, elles sont déjà en réimpression et toute pancarte volée sera remplacée », soutient le candidat. Mais il n’« en fera pas une maladie » et ne compte pas consacrer ses énergies à surveiller ses pancartes sur le territoire de Belœil.

Les gestes dénoncés
Unanimement, tous les candidats consultés par L’Œil Régional ont dénoncé la disparition de ces pancartes électorales. « S’il y a un choix à faire, c’est de voter pour le parti que vous voulez le 7 novembre. Ce n’est pas de bonne guerre d’enlever des pancartes », soutient Diane Lavoie, cheffe de Belœil gagnant. « Tout le monde devrait avoir le droit de s’exprimer et de mener sa campagne à sa façon : on ne devrait pas s’en prendre à des pancartes », ajoute quant à lui Réginald Gagnon, chef de Belœil debout. Précisons que ce dernier mise sur une campagne presque entièrement en ligne, sans pancarte.

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