29 juillet 2021
Projet pilote
Des « filets zéro déchet » installés le long du Richelieu
Par: Olivier Dénommée
Quelques filets zéro déchet ont déjà été installés au bout d’exutoires en bordure de cours d’eau.  Photo gracieuseté Nature Action Québec�

Quelques filets zéro déchet ont déjà été installés au bout d’exutoires en bordure de cours d’eau. Photo gracieuseté Nature Action Québec

Certains exutoires pluviaux le long de la rivière Richelieu sont depuis peu dotés d’un filet visant à empêcher les déchets de tomber dans les cours d’eau. Ils ont été installés dans le cadre du projet « Filets zéro déchet – Agir à la source », en partenariat entre Nature-Action Québec et quelques municipalités, dont Belœil, McMasterville, Mont-Saint-Hilaire et Otterburn Park.

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Le projet est une première au pays et a vu le jour grâce à une aide financière de 230 000 $ d’Environnement et Changements climatiques Canada. « C’est un projet pilote avant-gardiste que l’on essaie dans des municipalités le long de la rivière Richelieu et du fleuve Saint-Laurent. Comme nous sommes basés à Belœil, nous savons que les gens ont leur rivière à cœur, mais nous savons qu’il reste des amoncellements de déchets qui se retrouvent dans le Richelieu », explique Paula Berestovoy, chef de service Gestion des matières résiduelles et écocivisme chez Nature-Action Québec.

Le concept est simple : des filets fournis par l’entreprise Infrastruct ont été ou seront installés au bout de divers exutoires pluviaux dans six municipalités aux abords de la rivière Richelieu et du fleuve Saint-Laurent. Lors d’importants épisodes de pluie, de l’eau s’écoule par ces exutoires et les déchets qui se trouvent dans l’eau resteront prisonniers des filets, qui seront éventuellement vidés par les employés municipaux.

Si les filets en place depuis juin doivent limiter le nombre de déchets qui se retrouveront dans le Richelieu, le but avoué de Nature-Action Québec est surtout d’utiliser ce projet pour sensibiliser la population à des gestes anodins qui pourraient faire la différence. « En parallèle, on fait une campagne de sensibilisation. On va utiliser ce qu’on trouve dans les filets pour montrer aux gens que leurs déchets peuvent se rendre jusque dans leur rivière s’ils n’en disposent pas de la bonne manière », poursuit Mme Berestovoy.

« Notre objectif n’est pas de tout capter ce qui pourrait se retrouver dans la rivière, mais bien d’amener les gens à s’assurer que plus rien ne se retrouve dans l’eau. C’est un projet pilote et d’autres filets pourront être posés, mais ultimement, notre but est qu’on ne retrouve justement plus rien dans les filets », ajoute-t-elle. Nature-Action Québec espère voir notamment disparaître autant que possible les produits à usage unique, qui se retrouvent en grand nombre dans nos cours d’eau.

Villes enthousiastes
Paula Berestovoy commente que les municipalités participantes au projet « Filets zéro déchet – Agir à la source » n’ont pas été difficiles à convaincre, au contraire. « On parle de villes riveraines qui ont déjà à cœur la valorisation du Richelieu. C’est aussi très séduisant de pouvoir participer à une première comme celle-là, alors elles ont été hyper faciles à approcher! »

À Otterburn Park, une des villes participant au projet, on confirme que l’installation des fameux filets par les cols bleus de la Municipalité en collaboration avec Nature-Action Québec s’est bien déroulée. On attend maintenant de voir l’effet concret du projet pilote au fil des prochains mois.
Plus d’informations sur le projet au nature-action.qc.ca/agir-a-la-source.

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