5 avril 2019
Des fauconniers débarquent à Saint-Mathieu-de-Belœil
Par: Denis Bélanger

Le faucon hybride de Marie-Ève Castonguay. Photo : Gracieuseté

Joanie Lamoureux entourée de compagnons de chasse. Photo : Gracieuseté

Plusieurs membres de l'AQFA. Photo : Gracieuseté

Une buse à queue rousse. Photo : Gracieuseté

Une dizaine de membres de l’Association québécoise des fauconniers et autoursiers (AQFA) viendront échanger et partager leur passion dans le cadre d’une activité printanière d’introduction à la fauconnerie le 6 avril, à la cabane à sucre Brodeur de Saint-Mathieu-de-Belœil.

L’AQFA fournit une plateforme d’échange aux fauconniers et de formations pour créer un engouement pour la fauconnerie, souligne la vice-présidente de l’AQFA, Joanie Lamoureux, qui possède des oiseaux de proie et travaille avec ces types d’oiseaux au Parc Safari.

L’association tient des événements un peu partout au Québec. Claude Boivin, membre de l’AQFA et résident de McMasterville, a aidé l’organisation avec l’événement, notamment pour le choix du site et l’obtention des autorisations nécessaires. « De plus, nous demandons aux voisins la permission pour faire voler les oiseaux dans les boisés », ajoute M. Boivin.

Ce dernier ne possède pas d’oiseau, car c’est interdit dans sa municipalité. Mais il se fascine pour la fauconnerie depuis des années.

La fauconnerie est un art qui demande de l’assiduité et de la patience, selon la fauconnière Marie-Ève Castonguay de Saint-Antoine-sur-Richelieu. Cette dernière possède un faucon hybride pour la chasse à la sauvagine. « Cet art ancien possède son propre vocabulaire et fait partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2010. C’est un défi chaque jour et l’apprentissage est constant, c’est la raison pour laquelle je pratique ce sport. Un lien de confiance doit s’établir avec notre oiseau de proie pour nous permettre d’être invisibles et de chasser avec lui. »

Pas permis partout
La fauconnerie est réglementée par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et il faut un permis avant d’avoir un faucon ou une buse chez soi, dans une volière spécifique. Chaque municipalité autorise ou non la garde d’un oiseau de fauconnerie chez un citoyen. Selon Joanie Lamoureux, plusieurs villes interdisent la garde, car elles considèrent ces oiseaux comme des animaux dangereux. « En zone rurale, il n’y a pas de problème, ajoute-t-elle. L’oiseau de proie pour les fauconniers est un partenaire de chasse et un animal entraîné. On ne chasse pas en pleine ville et l’oiseau ne s’y promènera pas non plus en liberté. »

De son côté, Claude Boivin ne comprend pas pourquoi la garde des faucons est interdite alors que celle de reptiles, comme des serpents, espèce impliquée dans des événements graves ces dernières années, l’est plus souvent. « Le type de blessure qui peut arriver à la fauconnerie, c’est quand l’oiseau pose les pattes directement sur le bras au lieu du gant du fauconnier; il se retrouve avec des égratignures. »

Dans la région, la question embête quelques municipalités. En vertu de la règlementation municipale sur les nuisances, la garde d’oiseaux de proie sur le territoire de la municipalité de McMasterville est prohibée. À Mont-Saint-Hilaire, on affirme avec certitude que la fauconnerie est autorisée.

Dans les autres villes, on n’indique pas textuellement si les oiseaux de proie sont permis sur le territoire, préférant plus se référer aux articles et textes des règlements municipaux qui ne contiennent aucune disposition relative aux animaux de la fauconnerie.

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