14 janvier 2016
Des champs fleuris pour les insectes pollinisateurs à Saint-Mathieu
Par: L'Oeil Régional
La population d'insectes pollinisateurs est en déclin.

La population d'insectes pollinisateurs est en déclin.

ENVIRONNEMENT. Plus de 4000 m2 de terrain des Chemins du Ruisseau-Nord et Ruisseau-Sud, à Saint-Mathieu de-Belœil, devraient connaître un embellissement au cours du printemps avec l’implantation de prairies fleuries. La concrétisation de ce projet est toutefois conditionnelle à l’octroi d’une subvention de 29 000$ de la Fondation de la faune du Québec.

L’organisme agronome Groupe Proconseil est derrière ce projet qui vise à créer un refuge pour les insectes pollinisateurs comme les abeilles, les papillons et les guêpes.

Pour s’y faire, un mélange de plantes herbacées sera implanté sur quatre terrains appartenant à des propriétaires riverains le long du ruisseau Belœil.

«On aimerait mettre des prairies de fleurs pérennes qu’on ne détruirait pas chaque année et qui ne seraient pas fauchées dans un but de commercialisation. Elles seraient vraiment là pour servir d’habitats, de nourriture pour les pollinisateurs», détaille l’agronome spécialisée en agroforesterie du Groupe Proconseil, Cécile Tartera.

Elle mentionne que l’objectif est aussi d’embellir les bords de la route parce qu’à l’heure actuelle, les terrains sont seulement composés d’herbes.

Un site de 40 m2 à Saint-Marc-sur-Richelieu est aussi dans la mire de Groupe Proconseil. Toutefois, l’aménagement d’une prairie fleurie à cet endroit est conditionnel à l’autorisation du propriétaire du terrain, la Régie de l’aqueduc intermunicipale du Bas-Richelieu.

Les pollinisateurs en déclin

L’aménagement de prairies fleuries permet le rétablissement et le maintien à long terme des populations de pollinisateurs qui sont notamment essentielles à la survie de plantes.

Les insectes pollinisateurs sont en fait de moins en moins nombreux, et ce pour trois raisons, énumère, Cécile Tartera. D’abord, en raison de la perte de plus en plus fréquente de leurs habitats causés par l’urbanisation. Ensuite, les sources de nourriture sont moins grandes et moins diversifiées. Finalement, l’utilisation d’insecticides a été nocive pour les pollinisateurs.

« Le Belœil, un ruisseau qui prend vie »

L’implantation de prairies fleuries s’inscrit dans le cadre d’un projet appelé «Le Belœil, un ruisseau qui prend vie». Le Groupe Proconseil travaille depuis trois ans à améliorer la qualité de l’eau du bassin versant du ruisseau de Belœil qui traverse plusieurs municipalités de la région.

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