20 août 2018
Des bandes dessinées personnalisées signées Jocelyn Fiset
Par: Denis Bélanger

Jocelyn Fiset, un passionné de la bande dessinée. Photo: François Larivière

Vous avez toujours rêvé d’être un héros et de voir vos aventures être racontées à l’intérieur de cases d’une bande dessinée? L’artiste en arts visuels de Mont-Saint-Hilaire Jocelyn Fiset permet avec son crayon électronique une multitude de possibilités pour réaliser des bandes dessinées personnalisées.

Polyvalent, l’artiste peintre Jocelyn Fiset a été plusieurs fois boursier du Conseil des arts du Canada et a participé à de nombreux festivals artistiques et expositions au pays et à l’étranger. Il envisageait depuis longtemps de mettre sur pied ce projet de bandes dessinées personnalisées.

«Nous sommes à l’époque de la personnalisation. Tout le monde a notamment sa tasse avec sa photo de chez Jean-Coutu. J’ai compris ça vite et j’ai essayé de m’immiscer dans cette mode avec quelque chose d’original qui colle aux souvenirs des gens. Je le fais de façon rigolote, mais si les gens veulent que ça soit plus sérieux, ils peuvent le demander.»
M. Fiset réalise l’œuvre sur une page ou deux et s’inspire d’images fournies par le client. Il lui faut environ de 8h à 10h pour réaliser une bande dessinée personnalisée. Il le fait entièrement électroniquement et ne regrette pas trop de ne pas utiliser un crayon traditionnel. «Ça serait beaucoup plus de travail. Avec la technologie, je peux offrir des prix plus abordables et plus de gens peuvent avoir accès [au produit].»

Un retour à ses premiers amours
Jocelyn Fiset dessinait des bandes dessinées à un jeune âge, bien avant sa vie d’artiste peintre. Il est tombé en amour avec cette forme d’art notamment en lisant les péripéties de Tom et Jerry. «C’était pour moi une façon de m’exprimer. Vous savez comment ça fonctionne, vous griffonnez sur un papier, les parents voient que vous avez du talent et ils vous encouragent. Je copiais les dessins et je grossissais les cases sur une autre feuille de papier.»

M. Fiset s’est mis par la suite à faire ses propres bandes dessinées, sans jamais les publier. Il a toutefois remporté un concours dans sa jeunesse qui lui a permis de voir quelques cases être publiées dans le journal de son patelin natal de Jonquière. «J’ai fini par laisser de côté la BD pour aller faire mes beaux-arts au Cégep du Vieux-Montréal. Je me suis remis à en faire dernièrement.»

L’Hilairemontais demeure aujourd’hui un fervent admirateur du dessinateur Franquin, créateur de Gaston Lagaffe et du Marsupilami. Il a aussi eu l’occasion de dessiner quelques albums de Spirou. «Il est encore plus fort que Hergé [créateur de Tintin], qui a fait d’autres héros qui n’ont toutefois pas fonctionné et il n’a jamais changé son style. Mais Franquin, son style a évolué tout le temps. Il avait de la fluidité et les animaux qu’il faisait étaient toujours revisités dans son style. Ce n’était pas copié ses affaires et il rendait ça vivant. Il faut aimer et comprendre le dessin pour voir ces subtilités. Franquin était de plus d’une agilité incroyable.»
Info: www.bdperso.ca

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