21 janvier 2016
Derrière le banc… du chronomètre
Par: Denis Bélanger
Geneviève Savard et Marilou Fournier.

Geneviève Savard et Marilou Fournier.

Avec de grands pouvoirs vient de grandes responsabilités. Cette phrase célèbre de l’oncle de Peter Parker (Spider-Man) décrit très bien comment on se sent une fois assis dans la cabine du chronomètre à l’aréna André-Saint-Laurent de Beloeil.

 Geneviève Savard et Marilou Fournier ont occupé pendant plusieurs heures ces sièges privilégiés dans le cadre du Tournoi provincial bantam.  .  «C’est le fun de travailler durant le tournoi en raison de l’ambiance. Il y a beaucoup plus de monde qu’à des parties régulières où il n’y a pas de musique», confient Geneviève et Marilou.

En plus d’avoir un point de vue privilégié pour regarder la partie, les marqueurs sont assis entre les deux équipes qui s’affrontent sur la patinoire. Elles peuvent épier le comportement de tous les joueurs et entraîneurs. Elles en ont vu de toutes les couleurs au fil des ans et reconnaissent que certains «coachs» leur apparaissaient moins sympathiques que d’autres.

Pour elles, travailler pendant deux matchs consécutifs n’a rien de hors du commun. Elles ont déjà  travaillé pendant huit parties consécutives. On peut s’imaginer qu’elles avaient bien hâte que la troisième période de la dernière partie finisse.

Une responsabilité

Dans la catégorie bantam double lettre, ils sont deux à occuper la cabine du chronomètre. Une personne s’occupe justement d’arrêter et de redémarrer le temps de jeux tandis que l’autre a la responsabilité de remplir la feuille de pointage. Durant le tournoi, une tâche supplémentaire s’ajoute: communiquer les auteurs des buts à l’annonceur maison. Selon Geneviève, remplir la feuille est plus demandant que de chronométrer.  La responsable de la feuille doit être bonne en mathématiques et connaître par cœur tous les signaux de l’arbitre pour les différentes infractions.

 Le responsable du chronomètre rencontre aussi sa part de difficultés. Un arbitre ou un joueur dans le banc de punition peut lui cacher la vue. Il faut aussi être attentif et ne pas oublier, à titre d’exemple, d’arrêter le temps d’une punition si l’équipe adverse a marqué en supériorité numérique.

Geneviève et Marilou ont de la chance. «Dans les niveaux plus petits, on est une personne pour assumer les deux tâches», ajoute Geneviève.

Heureusement qu’elles étaient deux lors du passage de L’Œil Régional. La lumière rouge scintillait à maintes reprises et le banc des punitions était souvent occupé. À un certain moment, il y a eu trois buts rapides. «Quelqu’un de nouveau capoterait», ajoute Marilou.

 

Pas de zamboni

Le 12 janvier, les organisateurs du tournoi ont dû composer avec un bris de la surfaceuse. Les deux premiers matchs ont été joués sans que la glace soit refaite et le troisième a été remis au lendemain au Complexe Sportscene de Mont-Saint-Hilaire. «La Ville a bien collaboré dans ce dossier», a ajouté le coordonnateur du tournoi, Frédéric Brisson.

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