11 octobre 2017
Denis Parent brigue la mairie d’Otterburn Park
Par: Vincent Guilbault
L’ancien conseiller Denis Parent, Louis Côté et Mario Borduas. Photo : Vincent Guilbault

L’ancien conseiller Denis Parent, Louis Côté et Mario Borduas. Photo : Vincent Guilbault

Denis Parent tente sa chance à la mairie d’Otterburn Park, entouré de conseillers qui partagent sa vision de la ville.

Denis Parent, Louis Côté, Claude Bérubé, Mario Borduas et Robert Chauvaux se présentent tous comme candidat indépendant, mais avec des idées communes. Pour Denis Parent, cette affinité était essentielle. «Chacun aura droit à son opinion, dit-il, mais je ne voulais pas me présenter seul.»
Résident de la municipalité depuis plus de 45 ans, M. Parent pense que le poste de maire doit être occupé par «quelqu’un de la place». «Les élus ont donné le nom de Marcel Lacoste à l’ancienne bibliothèque. Marcel, il a été mon coach de hockey et de baseball», illustre le candidat.
Au moment de l’entrevue, M. Parent était accompagné de Louis Côté et de Mario Borduas. Diplômé du cégep en finance, M. Côté a travaillé dans le milieu du commerce nautique et automobile. La saga de la tour Telus a été le déclencheur de son implication politique. «Ça fait presque 15 ans que les compagnies de télécommunication veulent s’installer à Otterburn Park et les élus disaient non. Mais le nouveau conseil, dans sa première décision, a accepté un bail sur Moutaineview.» Louis Côté veut clore la discussion sur le dossier qui a déjà «coûté plus de 150 000 $».
Entrepreneur dans le milieu des produits de santé naturels, Mario Borduas est aussi un résident de longue date. Une accumulation de mauvaises décisions l’a poussé à se présenter, dit-il, surtout dans les quatre dernières années. Le dossier de la quote-part de 200 000 $ qu’Otterburn devra payer annuellement pour permettre à ses citoyens l’accès à la piscine de Belœil le dérange [NDLR: La contribution d’Otterburn Park est maintenant de 168 000$]. Ce montant est énorme pour une population de 8000 résidents, dit-il. D’autres solutions, comme de payer ou de réduire la facture des utilisateurs, auraient pu suffire.
Différences
La position de Denis Parent sur le dossier Telus ressemble à celle de M. Schafroth. Les candidats veulent aussi couper les liens avec la firme d’avocats Dunton Rainville. Toutefois, les candidats diffèrent sur le dossier de la rénovation de la piscine et du centre Edmond-Auclair. Selon eux, il faut revoir le dossier au complet: évaluer l’état du béton de la piscine, proposer un projet bonifié avec des jeux d’eau et obtenir une subvention.
Louis Côté trouve aussi que M. Schafroth tient un discours de député provincial, en parlant de fusion, de gare ou de pont. «Notre besoin, c’est de rétablir une stabilité dans la ville et de recréer le sentiment d’appartenance.»
Les candidats proposent plutôt une piste cyclable et piétonnière par une structure #attenante au pont des trains, en cherchant des subventions auprès de la Communauté métropolitaine de Montréal et en négociant avec le CN. Pour la gare, les trois hommes n’y croient pas. «Pour desservir qui? 40 personnes à Otterburn Park qui prennent le train, souligne M. Côté. Nous n’avons pas le stationnement pour ça. Oui, nous avons déjà eu un arrêt de train, mais ce n’est plus notre réalité.»
Pour le reste, les candidats proposent d’améliorer le réseau de pistes cyclables, de faire preuve de souplesse administrative pour attirer des commerces et de mettre fin au roulement de personnel à l’hôtel de ville. M. Borduas aimerait aussi revoir l’entente entre les Bosquets Albert-Hudon et la Ville, un organisme qui ne «paye aucune taxe ni aucun service municipal» en échange de peu de services directs aux résidents de la municipalité.

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