29 juin 2016
De la Caroline aux Gaulois: le parcours d’Yves Sansfaçon
Par: Denis Bélanger
Yves Sansfaçon.

Yves Sansfaçon.

Derrière le directeur du Complexe sportif Sportscene de Mont-Saint-Hilaire, Yves Sansfaçon, se cache un bagage de hockey assez étoffé. En plus d’être gouverneur des Gaulois d’Antoine-Girouard (Saint-Hyacinthe) depuis 16 ans, l’homme de hockey a même donné quelques tuyaux aux Hurricanes de la Caroline de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Yves Sansfaçon a lui-même chaussé les patins pendant plusieurs années. Dans sa jeunesse, il a joué dans les rangs juniors et a appartenu à l’organisation des Remparts de Québec. «J’avais été repêché dans les mêmes années que Guy Lafleur. Quand les Remparts ont gagné la Coupe Memorial,  je jouais pour leur club ferme.»

En raison de son petit gabarit, il a tenté sa chance dans les collèges américains. Il est vite toutefois revenu au bercail dans la région de la Vieille-Capitale. «Je ne suis pas resté longtemps. Mon père est tombé malade et je suis revenu pour m’occuper de la business familiale en restauration.»

Au fil des années, Sansfaçon s’est grandement impliqué dans le hockey mineur de sa région. Au prestigieux tournoi de hockey pee-wee de Québec, il a rencontré plusieurs personnes influentes, dont Peter Karmanos,  qui est éventuellement devenu son patron  pendant 30 ans (1983-2013) au sein de son entreprise, Compuware.

Peter Karmanos est aussi reconnu pour avoir acheté les Whalers de Hartford de la LNH  en 1994, club qu’il déménagea en Caroline au début de la saison 1997-1998. «J’ai été recruteur pour l’organisation (à temps partiel), je donne encore de temps en temps quelques infos, car je vois passer tous les joueurs midget. La Coupe de 2006 des Hurricanes a été toute une fierté. Peter avait invité tout le monde à Vegas pour célébrer.»

Un peu grâce à son fils

Yves Sansfaçon est entré dans la famille des Gaulois au tournant du nouveau millénaire grâce à sa relation d’amitié avec Mario Pouliot, maintenant pilote dans le hockey junior, qui dirigeait à l’époque les Gaulois.

«Mon fils faisait partie d’une équipe de printemps. On m’avait alors approché pour que je demande à un certain Mario Pouliot si son fils pouvait se joindre à l’équipe. Au fil des mois, Mario et moi on s’est lié d’amitié, se rappelle Yves Sansfaçon qui travaille au Complexe Sportscene depuis 2013.  Par la suite, il m’a proposé de devenir le nouveau gouverneur du club. J’ai eu des bonnes discussions avec le président. J’ai dit oui et je me suis impliqué à fond.»

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