25 juillet 2018
Créateur de la série Jenny
De bonnes nouvelles pour le cinéaste Jean-Sébastien Lord
Par: Olivier Dénommée
Jean-Sébastien Lord est un vrai passionné du cinéma, de la télé et du web. Il admet n’avoir trouvé aucun autre domaine qui le stimule autant. «Quand j’écris, je passe beaucoup de temps seul, et quand je réalise, c’est du travail en équipe: mon travail n’est jamais routinier», confirme celui qui aime se balader sur le mont Saint-Hilaire lorsqu’il est en panne d’inspiration. Photo: François Larivière

Jean-Sébastien Lord est un vrai passionné du cinéma, de la télé et du web. Il admet n’avoir trouvé aucun autre domaine qui le stimule autant. «Quand j’écris, je passe beaucoup de temps seul, et quand je réalise, c’est du travail en équipe: mon travail n’est jamais routinier», confirme celui qui aime se balader sur le mont Saint-Hilaire lorsqu’il est en panne d’inspiration. Photo: François Larivière

Jean-Sébastien Lord, cinéaste résidant à Mont-Saint-Hilaire depuis une quinzaine d’années, a consacré beaucoup de temps et d’énergie à la série jeunesse Jenny, diffusée l’automne dernier sur Unis TV et traitant de la leucémie que vit une adolescente de 13 ans. Une récente pluie de bonnes nouvelles confirme que ses efforts ont porté fruit et qu’il a bel et bien atteint la cible qu’il s’était fixée.

Portant le double chapeau de scénariste et de réalisateur dans cette production, Jean-Sébastien Lord a mis le paquet pour relever le défi de traiter d’un sujet aussi sensible que la leucémie sans tomber dans la déprime. Au contraire, «le but de la série est de traiter de ce sujet sans évacuer la gravité tout en gardant un ton léger», affirme-t-il. Chaque épisode permet justement d’aborder rapidement un aspect différent de cette maladie.
Le défi était d’autant plus grand qu’il n’a pas été affecté de près par la leucémie: la recherche et les rencontres avec des spécialistes et des gens qui ont vécu la maladie ont été primordiales pour bien s’imprégner de la réalité de la leucémie. «Le défi de la série, c’est de jouer entre l’humour et l’émotion, de faire quelque chose d’agréable à écouter, mais qui fait prendre conscience de ces réalités.» Le format de 13 minutes est, selon lui, parfait pour «éviter de s’alourdir» et l’expérience a été particulièrement enrichissante pour lui. «Des gens m’ont dit qu’ils avaient l’impression que je racontais leur histoire à travers cette série», se réjouit-il.
La réponse face à cette série a été instantanée et, bien vite, le cinéaste a réalisé que les 20 épisodes de la première saison ne suffisaient pas pour totalement faire le tour du sujet. Il s’est alors lancé dans l’écriture d’une seconde saison, dès décembre, sans même savoir si elle allait voir le jour. La réponse lui est enfin venue en juin, lui demandant 20 épisodes supplémentaires qui seront tournés cet automne pour une diffusion en 2019.
Cette bonne nouvelle s’ajoute aux nombreuses nominations qui reconnaissent la qualité et l’importance de Jenny ici comme ailleurs dans le monde. Parmi celles-ci, on retrouve quatre nominations aux prix Gémeaux et le prix de la «Meilleure performance féminine dans une série télévisée» aux Young Artist Awards, qui a été remis à Émilie Bierre (incarnant le rôle titre) le 14 juillet. «C’est très motivant pour moi», résume Jean-Sébastien Lord avec le sourire.

Encore plus loin?
Après avoir eu droit à une si belle réception, l’Hilairemontais d’adoption promet d’«explorer de nouvelles facettes» et d’autres émotions dans la prochaine saison. «Ça serait le but, en tout cas», lance-t-il sans trop aller dans les détails.
Vu la reconnaissance dont jouit la série jusqu’à présent, le réalisateur pense que Jenny pourrait éventuellement s’exporter. «Il n’y a pas encore de pourparlers pour une traduction, mais c’est un bon format autant pour la télé que pour le web: c’est court, punché et touchant», estime-t-il.
En attendant la suite de Jenny, la première saison est disponible sur Tou.tv Extra.

image