7 juillet 2017
Croissance modeste pour l’agriculture biologique dans la Vallée
Par: Denis Bélanger
8906 produits sont certifiés biologiques au Québec.

8906 produits sont certifiés biologiques au Québec.

L’industrie agroalimentaire biologique gagne de nouveaux adeptes dans la MRC de la Vallée-du-Richelieu, qui compte environ 1% des entreprises du Québec possédant une certification biologique.

Selon le portail Bio Québec, outil géré par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), huit entreprises d’ici ont obtenu une certification biologique dans les douze derniers mois. On retrouve 25 entreprises, dans la MRC, qui produisent, vendent, ou transforment des produits légalement étiquetés biologiques. Du nombre, une exploitation agricole de grandes cultures a changé d’adresse et une érablière de Drummondville a ses bureaux à Mont-Saint-Hilaire.

Le nombre d’entreprises pourrait augmenter alors que quatre sont en pré certification. De plus, au cours de la dernière année, une seule entreprise d’ici, le Jardin des Moulins de Mont-Saint-Hilaire, a décidé de ne pas conserver sa certification.

La part du marché occupé par ces entreprises dans le secteur agroalimentaire est toutefois encore marginale. Selon les plus récentes données du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), la MRC de la Vallée-du-Richelieu compte 371 fermes et 34 entreprises de transformation alimentaire. Ajoutons que dans les entreprises certifiées biologiques, on retrouve des emballeurs et épiceries qui ne peuvent être considérés comme des exploitations agricoles.

En plein essor

Dans l’ensemble du Québec, 1668 entreprises détiennent une certification biologique et 8906 produits sont certifiés biologiques. Des percées significatives ont été faites dans les secteurs laitier et acéricole. Le Québec produit à lui seul 40 % du lait biologique canadien tandis que le sirop d’érable biologique représente 21 % de la production totale du Québec.

«Le secteur biologique est vraiment en plein essor au Québec. Ça a commencé vers 2015 et se poursuit cette année», avance Jorge Fontecilla, directeur général de Québec-Vrai, l’un des deux principaux certificateurs de produits biologiques au Québec. «Cet essor s’explique par le fait que les gens se préoccupent de plus en plus de ce qu’ils se mettent dans la bouche. Les médias en parlent aussi davantage. Le gouvernement a aussi mis en place des programmes d’aide pour la transition d’une culture conventionnelle à une culture bio.»

Effectivement, les différents organismes reliés à l’agriculture ont dû s’ajuster à la réalité de la production biologique. Depuis, l’an dernier, la Financière agricole a mis sur place des assurances récoltes adaptées pour les cultures biologiques. Sur le plan de l’éducation, l’Institut de technologie agricole (ITA) emboite aussi le pas. Dès cet automne, des cours en production bio seront offerts au campus de La Pocatière. Le Cégep de Victoriaville offre depuis un bon moment des programmes en agriculture biologique.

 

Bio 101

Notons que les aliments biologiques doivent être produits sans aucune utilisation de pesticides et d’organismes génétiquement modifiés. L’usage d’antibiotiques est de plus limité. La certification, accordée par un certificateur dûment approuvé par les instances gouvernementales, est absolument nécessaire pour s’afficher bio, sinon les contrevenants risquent des poursuites civiles.

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