7 avril 2017
Corinne Laframboise trouve sa voie dans les arts martiaux mixtes
Par: Denis Bélanger
Corinne Laframboise, au centre.

Corinne Laframboise, au centre.

La semaine, elle soigne des dents en tant qu’hygiéniste dentaire. Le week-end, elle en «casse» dans une arène de sports de combat. Originaire de Saint-Mathieu-de-Beloeil, la combattante d’arts martiaux mixtes, Corinne Laframboise, raconte comment elle a été séduite par ce sport.

La jeune femme pratique les sports de combat depuis quelques années seulement. Plus jeune, son sport de prédilection était la gymnastique. Elle a eu la piqûre en accompagnant son ancien copain à ses cours de boxe au Prostar MMA de Mont-Saint-Hilaire. «Tant qu’à n’avoir rien à faire pendant qu’il faisait sa boxe, moi je regardais de l’autre côté où il se donnait un cours de jiu-jitsu, raconte la Montréalaise de 27 ans. Je trouvais ça bizarre, les combattants étaient un sur l’autre, le contact est donc assez proche. J’ai donc décidé de commencer à en faire.»

Corinne Laframboise a décidé de mesurer ses habiletés en compétition de jiu-jitsu. Après avoir raflé plusieurs honneurs, elle tente sa chance dans les grands rendez-vous internationaux. Elle a entre autres raflé l’or au Championnat du monde de jiu-jitsu brésilien tenu en 2016 à Abu Dhabi.

Pour percer dans les arts martiaux mixtes, elle a commencé à pratiquer d’autres sports de combat. La combattante ultime a appris les bases de la boxe auprès du réputé entraîneur Howard Grant, l’homme qui a été dans le coin du boxeur Lucian Bute pour ses derniers combats. Laframboise s’entraîne aussi en lutte olympique sous la gouverne de David Zilberman, qui a entre autres représenté le Canada aux Jeux olympiques de Pékin en 2008. Pour sa spécialité, le jiu-jitsu brésilien, la jeune femme reçoit les précieux conseils de Fabio Holanda, qui entraîne Patrick Côté, probablement le Québécois le plus connu dans la réputée organisation Ultimate Fighting Championship (UFC), après Georges St-Pierre.

Corinne Laframboise reconnaît que les arts martiaux mixtes ont encore une mauvaise image, en raison notamment du sang (les coupures sont nombreuses) et du choix de l’arène de combat, une cage. Mais elle maintient que ce sport comporte plusieurs aspects positifs.

«Ça amène de la discipline, de la confiance en soi. Tu as aussi un rythme de vie rangée avec l’alimentation saine, et tu te couches aussi tôt. Ma perspective à moi, est que le but est d’appliquer des techniques pratiquées pendant des heures. L’objectif n’est pas d’achever ton adversaire. Tu lui dis d’ailleurs merci pour te donner la chance de l’affronter et de te surpasser.»

Recrutée par TKO

Corinne Laframboise a récemment signé un contrat de trois combats avec l’organisation TKO MMA. L’ancien agent de Georges St-Pierre en est le promoteur. «Ça faisait longtemps qu’on voulait me signer, mais eux voulait pour deux ans, dit-elle. Je ne voulais pas être monopolisé pour aussi longtemps. Là, c’est un an, on regardera la suite par après. Mais on doit admettre que tu as moins de supporteurs quand tu vas te battre en Thaïlande. Je crois que je vais avoir quelques supporteurs à mon prochain combat.»

Laframbroise effectuera ses débuts à TKO le 16 juin dans un gala présenté sur la Rive-Nord à Saint-Roch-de-l’Achigan. Elle participera à un tournoi à quatre combattantes chez les 115 lb. Elle affrontera d’entrée de jeux l’Ontarienne Lindsay Garbatt. La combattante victorieuse de ce duel affrontera en finale de tournoi la gagnante du choc opposant Griet Eeckhout (3-0-1) à Ashley Nichols (1-1-0). 

Malgré sa feuille de route bien garnie en jiu-jitsu, Corinne Laframboise n’en sera qu’à un deuxième combat d’arts martiaux mixtes professionnels.  Il a été difficile de lui trouver un adversaire, notamment en raison de ses habiletés en jiu-jitsu.  Elle a vu l’automne dernier son combat être annulé quasiment à la dernière minute. Elle a remporté son seul combat en carrière en janvier dernier en Allemagne.

De passage au Salon Week-end Santé
Corinne Laframboise racontera son parcours et le quotidien d’un adepte de sports de combat, le 9 avril, à midi, au Salon Week-end Santé, événement de la Chambre de commerce et d’industrie Vallée-du-Richelieu (CCIVR), ce week-end au Complexe sportif Sportscene de Mont-Saint-Hilaire.
«C’est Benoit Denis [de l’entreprise] du Gars du Son qui m’avait demandé si ça m’intéressait de donner une conférence. C’est certain que ça me sort de ma zone de confort, mais je connais le sujet très bien.»

 

 

 

 

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