28 juin 2018
Comment rester les deux pieds sur terre selon Laurent Duvernay-Tardif
Par: Denis Bélanger

Laurent Duvernay-Tardif en sera cet automne à une cinquième campagne avec les Chiefs de Kansas City qui viseront une participation aux éliminatoires pour une quatrième saison consécutive. Photo: François Larivière

Le rayonnement du footballeur de Mont-Saint-Hilaire Laurent Duvernay-Tardif sur la scène sportive québécoise s’est accru de façon exponentielle depuis qu’il a été repêché par les Chiefs de Kansas City de la NFL en 2014. L’anonymat n’est plus possible et les engagements se multiplient dans diverses sphères. Malgré cette célébrité, le joueur de ligne à l’attaque a réussi à garder le focus pour bien réussir tout ce qu’il entreprenait.

«Tout ça s’arrête si tu n’es pas bon au football. Il faut faire son travail sur une chose. J’ai toujours été capable de bien compartimenter mes choses pour me concentrer à 100 %», souligne candidement l’athlète de 27 ans.

À sa première saison avec les Chiefs en 2014, Duvernay-Tardif n’a joué aucun match. L’automne suivant, son entraîneur-chef lui a donné l’opportunité de commencer le match d’ouverture sur la ligne offensive. Depuis, tout s’est enchaîné. Il a joué dans une quarantaine de matchs et signé il y a plus d’un an une prolongation de contrat d’une vingtaine de millions dollars garantis. Il aussi lancé sa Fondation pour encourager l’activité physique et publié sa biographie. Puis il a reçu diverses invitations à des plateaux de télévision, dont Tout le monde en parle, Un chef à la cabane et la revue de l’année d’Infoman. Puis Radio-Canada a retenu ses services l’hiver dernier pour qu’il agisse à titre de reporter en herbe. Est-ce que Laurent Duvernay-Tardif se doutait il y a quelques années que ça deviendrait aussi gros? Encore là, il sert une réponse zen. «Ça devient aussi gros que tu veux que ça le devienne», a confié le footballeur à L’Œil Régional en entrevue lors de l’évènement-bénéfice organisé au profit de sa fondation et du CLSC.

L’Hilairemontais a prouvé dernièrement son sens de la discipline en obtenant son diplôme en médecine à l’Université McGill. «J’ai toujours fait du sport pour canaliser mon énergie. À la veille d’aller faire mon entrevue pour le programme de médecine à l’université, on m’a dit que je ne pourrais pas continuer de faire les deux, soit les études et le football, et que je devais me concentrer sur une chose. J’ai lâché le football et ça m’a trop manqué.»

Pas de «business»
Si Laurent Duvernay-Tardif a développé sans hésitation son côté philanthrope avec sa fondation, c’est tout à fait différent pour l’entrepreneuriat. Bien que des projets commerciaux importants se dessinent dans la région, dont l’aménagement d’un centre-ville à Mont-Saint-Hilaire à côté de la boulangerie artisanale de ses parents, le footballeur n’entend pas investir. «Mon père m’a dit que quand tu as une business, il faut que tu sois là sur place pour t’en occuper. Avec le football et mes autres projets, je ne peux pas être là tout le temps», renchérit le sympathique colosse de 6’5” et 321 lb.

En parlant de projets, le footballeur vient de terminer la première année de la tournée de l’autobus de sa fondation qui fait le tour des écoles. De plus, des élèves de l’école La Farandole à McMasterville ont eu la chance de participer dernièrement à un événement de la fondation tenu à l’Université Concordia.

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