4 octobre 2017
11e Créations-sur-le-champ / Land art
Cinq jours de poésie visuelle à Mont-Saint-Hilaire
Par: Olivier Dénommée
Migration de Karl Ciesluk a charmé le public de Créations-sur-le-champ / Land art en 2016. Photo: Patrick Deslandes

Migration de Karl Ciesluk a charmé le public de Créations-sur-le-champ / Land art en 2016. Photo: Patrick Deslandes

Du 11 au 15 octobre, 11 artistes s’inspireront de la nature et du Pavillon de la pomme de Mont-Saint-Hilaire qui sera mis à leur disposition le temps du 11e événement Créations-sur-le-champ / Land art. Ils disposeront de ces cinq journées pour créer ce qui se veut un parcours artistique à ciel ouvert de 10 œuvres.

Jérémie Boudreault, directrice artistique du Land art, a fait appel aux talents et à l’imagination d’Aurélien Biet, de Bruno Tassé, de Diane Royer, de Bonnie Devine, de Suzanne FerlandL, de Chloé de Wolf et Joël Larouche (collectif Marvayus), d’Yves Lebel, de Pierre-Étienne Locas, de Dominic Besner et de Christine Ouellet. Chacun de ces artistes professionnels tentera de faire rêver les curieux et les habitués avec sa création imaginée spécifiquement pour cet événement. Il sera ensuite possible pour le public de voter jusqu’au 23 octobre pour l’œuvre la plus inspirante parmi les 10 qui sont proposées. Chaque année, l’événement attire plus de 6000 visiteurs et Mme Boudreault espère que le public répondra une fois de plus à l’invitation.
Une nature bouillonnante
Originaire de la région, Pierre-Étienne Locas est plus connu pour sa participation à la scénographie (décors et costumes) de diverses pièces de théâtre, mais ce visiteur assidu du Land art depuis des années avait envie de faire sa propre proposition. «J’ai appelé Jérémie Boudreault pour lui proposer mon concept et elle a accepté tout de suite! Je vais y apporter mon bagage, mon univers, mais ça sera quelque chose de plus poétique que théâtral», explique l’artiste.
Pour sa création, Pierre-Étienne Locas fait le pari de garder en suspens un arbre par-dessus une section tronquée de celui-ci pour y faire flotter un «essaim de samares» ressemblant de loin à des papillons. «Même si l’arbre, ou la nature, est tronquée, la vie bouillonne quand même. Dans la blessure, il reste la beauté», analyse-t-il. Sur papier, son œuvre est toute simple, mais le vrai défi sera de la concrétiser de façon sécuritaire! Il sera possible d’assister à son processus créatif, ainsi qu’à celui des 10 autres artistes, beau temps, mauvais temps au Pavillon de la pomme (1130, boulevard Sir-Wilfrid-Laurier) du 11 au 15 octobre. Pour en savoir plus sur l’événement : www.landart-creations-sur-le-champ.ca.

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