29 août 2019
La ministre des Affaires étrangères de passage dans la région
Chrystia Freeland vante l’achat local
Par: Denis Bélanger
La ministre Chrystia Freeland
Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

La ministre Chrystia Freeland Photo François Larivière | L’Œil Régional ©

Le poste de ministre canadienne des Affaires étrangères amène Chrystia Freeland à franchir les frontières de nombreux pays pour des missions diplomatiques et la négociation de différents traités commerciaux. Mais la ministre est consciente que l’achat local demeure important pour soutenir notamment les producteurs agricoles et la Vallée-du-Richelieu se distingue sur ce plan, à son avis.

Mme Freeland était de passage la semaine dernière à Belœil pour participer à une table ronde avec des entreprises de la région pour discuter des opportunités et des défis auxquels elles font face sur les marchés internationaux.
« En prenant mon petit déjeuner, j’ai remarqué qu’on voit et mange ici des produits régionaux. J’apprécie beaucoup cette approche importante. C’est une des façons que nous avons comme citoyen d’appuyer les producteurs d’ici. Plus nous faisons des achats locaux, plus [ces entreprises] sont en meilleure santé financière », a dit la chef de la diplomatie canadienne.
Cette dernière est bien au courant des préoccupations de l’industrie agricole, dont celles des producteurs laitiers. L’automne dernier, elle est devenue le visage des négociations pour un nouvel Accord de libre-échange nord-américain (ALENA); le maintien de la gestion de l’offre sur les produits laitiers était un des enjeux du côté canadien.
« Nous avons conclu il y a quelques jours un programme d’appui pour le secteur laitier. Ce dernier est très important pour cette région et pour tout le Canada. Nous avions promis une compensation juste et équitable, et c’est ce qu’on a fait, a-t-elle poursuivi. À la table ronde, nous avons d’ailleurs discuté des opportunités d’exportation des produits agricoles. »

Région bien située
L’entourage de la ministre a choisi de s’arrêter en Montérégie en raison de sa proximité des frontières américaines et de la présence de nombreuses entreprises. « Il y a un grand esprit commercial ici. C’est une région prospère, a ajouté Chrystia Freeland. J’ai eu une très bonne table ronde. C’est important pour moi de savoir quelles sont les questions les plus importantes pour [les entreprises]. J’ai trouvé que la question du commerce entre le Canada et les États-Unis était le sujet le plus important. »
Outre l’ALENA et son processus de ratification, les discussions ont tourné autour des tarifs sur l’aluminium et l’acier et les ententes avec les autres marchés internationaux. De plus, même si le sujet ne relèvepas directement des compétences de Mme Freeland, les entrepreneurs ont rappelé à la ministre les difficultés que leur pose la pénurie de la main-d’œuvre.

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