2 juin 2021
Chicane réglée entre Otterburn Park et le Club de canotage
Par: Denis Bélanger
Des athlètes du Club de canotage.
Photothèque L'OEil Régional.

Des athlètes du Club de canotage. Photothèque L'OEil Régional.

La Ville d’Otterburn Park et le Club de canotage enterrent la hache de guerre. Les deux parties ont signé un protocole d’entente qui garantit à l’organisation sportive un hébergement de 20 ans au Centre culturel et communautaire de la Pointe-Valaine.

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Finalement, le Club de canotage ne paiera aucun loyer à la Municipalité. À un certain moment dans les négociations, un montant de 30 000 $ pour année avait été avancé.

En revanche, le Club renonce à l’acte notarié du 7 décembre 1965 où l’organisme avait vendu le bâtiment à la Ville en retour d’un hébergement à vie. La validité de cet acte a été longtemps un point de mésentente entre les deux camps.

Le Club de canotage chargera aussi une prime aux non-résidents pour toutes ses activités. Ce modèle d’affaires remplace ainsi la suggestion d’Otterburn Park d’une nouvelle entente intermunicipale de participation financière entre les quatre plus grandes villes de la région. Les frais de non-résident devront être versés à Otterburn Park seulement pour les activités assujetties à l’entente, ce qui n’inclut toutefois pas les locations.

« Nous toucherons les surprimes pour les activités non assujetties. Le montant additionnel ne sera facturé que dès 2022 pour les activités déjà ouvertes. Il se peut que nous appliquions la hausse cet été pour les locations d’embarcations », explique un membre du conseil d’administration du Club,Yves Richer.

Parmi les autres points inclus dans l’entente, on retrouve le don par la Ville de la flotte d’embarcations au Club. Otterburn Park paiera aussi les arrérages de 6000 $ dus pour la saison 2018 et contribuera pour 10 000 $ en biens et services pour les activités du 100e anniversaire du Club.

Le maire Denis Parent se montre bien heureux de l’entente qui fait en sorte que la Municipalité n’aura plus à payer pour les non-résidents. « Nous avons toujours voulu payer pour nos gens à nous, mais pas pour les autres. Nous sommes satisfaits de la conclusion du dossier qui assure aussi une pérennité au Club. » Une résolution du conseil municipal sera éventuellement adoptée à cet effet.

Les responsables du Club de canotage sont contents aussi de pouvoir passer à autre chose. « C’est une entente correcte pour nous qui engendre néanmoins des frais de plus. Nous devrons payer les frais d’Internet et de téléphone, les assurances responsabilité et nous gérerons aussi la flotte. Il est évident qu’il y aura une hausse des coûts d’inscrip- tions. Mais les surprimes de certaines activi- tés nous permettront d’aller chercher de nouveaux revenus », ajoute M. Richer.

Un long dossier
Les deux parties négociaient depuis deux ans un renouvellement de l’entente. Les négociations se sont envenimées lorsque la Ville a envoyé un avis d’expulsion au Club, en mars 2020. Un geste qui avait été fait, selon M. Parent, pour faire bouger les choses. Le Club avait répliqué par une mise en demeure sommant Otterburn de respecter ses droits. Tout cela est survenu quelques jours avant que le gouvernement ne décrète l’état d’urgence sanitaire en raison de la COVID- 19. L’avis d’expulsion n’a jamais été exécuté et les deux camps ont repris les pourparlers.

Au début de l’année 2021, le dossier semblait se diriger devant les tribunaux alors qu’Otterburn Park avait donné un ultimatum au Club et que ce dernier avait répliqué avec une autre mise en demeure. Un citoyen s’est toutefois proposé de jouer les médiateurs pour en venir à un accord sans l’intermédiaire d’un juge. Rappelons que le litige du Club de canotage a coûté à la Ville près de 58 000 $ en frais d’avocat en 2020.

Ce n’était pas la première chicane entre Otterburn Park et le Club. Un point de rup- ture remonte à 2002 lors d’un grave incen- die qui a détruit complètement le bâtiment de la Pointe-Valaine. Le maire Guy Dubé avait entamé les premières démarches pour la reconstruction du bâtiment. C’est le maire Gérard Schafroth, élu en 2005, qui a complété le dossier en 2007, année de la mise en service du Centre culturel et communautaire de la Pointe-Valaine. Denis Parent était d’ailleurs conseiller municipal à l’époque. Le conseil municipal avait voulu profiter du moment pour revoir les modalités de l’entente. L’impasse s’était résolue en 2008 avec, d’abord, une entente entre les deux parties, puis une autre entente entre Otterburn Park et les municipalités voisi- nes pour le partage des coûts du Club en fonction du nombre de membres prove- nant de chacune des municipalités.

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